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07.04.2011

Rencontres & Ateliers (3)

Et maintenant, au travail !

Après avoir répondu aux questions des enfants sur notre manière d'élaborer un album tel que La Grande Vague, Bruno et moi partons chacun de notre côté avec une classe : la première va peindre Naoki (le petit "héros" de l'histoire) à la rencontre du monde sous-marin, la seconde va écrire des haïkus...

 

NatsumeSoseki18.jpegD'abord, j'explique en quelques mots ce qu'est un haïku - sa forme et ses sujets de prédilection. Puis, j'en lis quelques uns - signés Sosêki. Notamment celui-ci, que j'aime beaucoup et qui nous inspirera peut-être...

Au bout de mon pinceau

Glacée

S'est figée une goutte d'eau

 

Ensuite, nous nous fixons un thème - celui de l'album - et commençons à  nous constituer une petite "provision" de mots, sur l'aile droite du tableau. Les propositions fusent : "Mont Fuji-!" "merveilleux-!" "poisson et dragon-!" "bébé-!" "reflet-!" "argent-!" "brillant, scintillant-!" "vague-!"... Allez, maintenant, il faut se jeter à l'eau !

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Le premier haïku terminé arrive. Puis le deuxième, le troisième... On corrige quelques fautes, on tente de délaisser la phrase à structure classique "sujet-verbe-complément" - qu'est-ce que c'est difficile ! - et on essaie d'approcher au mieux les fameuses 17 syllabes... Bref, on travaille !

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J'aime beaucoup celui-ci - bien qu'encore sorti du moule "sujet-verbe-complément" ! Il est tout de même un peu construit comme celui de Sosêki :

Les oursins restent immobiles.

Pourquoi ?

Peut-être pour mieux nous piquer !

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Une heure à peine, c'est un peu court pour qu'un écolier se transforme en poète japonais ! Tout le monde n'a pas fini : je crois que je vais recevoir des haïkus par la poste... (Je vous tiens au courant, bien sûr ^^)

En attendant, je vous montrerai le (chouette !!!) résultat de l'atelier de Bruno... et nous finirons la journée dans une charmante librairie !

 

@ suivre :-)

 

06.04.2011

Rencontres & Ateliers (2)

Dans le cadre du Prix des Écoliers - auquel La Grande Vague participe - huit classes de deux écoles d'Alfortville nous ont conviés, Bruno et moi, à venir les rencontrer pour leur parler de notre travail  respectif. Comme vous l'avez peut-être déjà constaté en lisant ma note précédente, les enfants et leurs enseignants nous avaient préparé de belles surprises : recherches sur Hokusai et la culture japonaise, écriture (et lecture) d'haïkus, réalisation d'oeuvres d'art inspirées de l'album - dessins, peintures, "tableaux-boites" et origamis, étendards de Koi Nobori...-

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C'est beau, non ?

 

@ suivre :-)

 

05.04.2011

Rencontres & Ateliers

Le Prix des Écoliers d'Alfortville (94) est initié par l'inspection départementale d'Alfortville et de Charenton-le-Pont. Pour sa troisième édition, les élèves de maternelles et d'élémentaires devront élire trois ouvrages parmi les quinze sélectionnés sur le thème des « personnages célèbres ». Or, La Grande Vague est en course ! Aussi, en février dernier, Bruno Pilorget (l'illustrateur de l'album) et moi étions invités ensemble à rencontrer nos jeunes lecteurs...

Ce fut une journée bien remplie, pleine de sourires et d'enthousiasme. Et quel accueil ! Toutes les classes, enfants et enseignants, se sont volontiers laisser embarquer avec nous vers la création de peintures ou de poèmes "à la Japonaise"... et pourtant - vous verrez ! - elles avaient déjà beaucoup travaillé avant notre arrivée !-


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Le très sympathique directeur d'école en plein discours !

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Les dessins et recherches sur Hokusai exposées dans le hall...

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...et commentées en classe !

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Exposition de peintures...

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...et haïkus ! BRAVO !

 

@ suivre :-)

 

28.02.2011

Rendez-vous à Pierrelaye !

Sortez votre agenda !

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À tout bientôt !

 

23.02.2011

Rencontres & Ateliers d'Art Postal

atelier d'écriture,atelier d'art postal,école élémentaire,voyage,collageCet hiver, j'ai été invitée à rencontrer les élèves de l'école Camille Claudel de Triel-sur-Seine (78). Ceux-ci (deux classes de CE1 et 2) avaient lu La Lettre mystérieuse et préparé tout plein de questions pour me "cuisiner"-! "Combien de temps avez-vous mis pour écrire cette histoire-?" "Comment fait-on un livre-?" "D'où vous vient l'inspiration-?" Tout ça, tout ça... - pour la première séance. Car, pour la seconde, nous avons tous "mis la main à la pâte"-! :-)
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Martin, le petit "héros" du roman reçoit une lettre mystérieuse, expédiée pour lui en "poste restante" en Chine - où il rêve d'aller un jour, quand il sera grand et guéri...
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Cher Martin,
Sais-tu qu'à Pékin j'ai croisé ton rêve ?
Il flâne autour des temples,
tantôt à pied et tantôt à vélo,
boit du thé vert,
mange de délicieux gâteaux,
joue au mah-jong et t'attend sagement...
Ne sois pas trop pressé.
Les rêves aiment prendre leur temps
avant d'être réalisés !

S'inspirant de cette histoire, les enfants ont à leur tour écrit des lettres concernant leurs propres "envies d'aillleurs"... Ensuite, nous avons fabriqué des cartes postales à l'image du pays (ou région, lieu réel ou imaginaire) qui les fait rêver. Celles-ci vont vraiment voyager par la poste et revenir à l'école : c'est ça, l'art postal !
 
Hélas, je n'ai pas eu le temps de photographier ces œuvres. Mais elles seront toutes exposées, début juin, lors des "portes ouvertes" de l'école.
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Entre nos deux séances, pour stimuler leur créativité, je leur avais envoyé ma propre carte postale... Bon, pas de surprise : je suis sûre que vous savez déjà quel pays me fait rêver ! ^^
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Bonnes vacances à tous ceux qui sont en congés !
Bon mercredi aux autres !
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03.12.2010

Souvenirs de Fougères * Que du Bonheur ! (2)

Pour l'atelier d'illustration, j'avais proposé à l'équipe de la bibliothèque de réaliser une oeuvre collective. Nous avions peu de temps, peu d'espace... cette solution me semblait la meilleure. D'autant qu'ensuite, le résultat pourrait ainsi rester sur place, en souvenir, affiché au mur de la salle de lecture Jeunesse.

En accord avec Ophélie, la très sympathique coordinatrice du projet, j'avais choisi la technique du collage. Celle-ci, en effet, permettait de donner une certaine unité de style à l'oeuvre, bien que ses auteurs soient d'âges - et donc, d'habileté - très divers.

 

Bien sûr, le collage a ses mauvais côtés...

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Mais... ses bons aussi !

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Nous l'avons appelé Le Village aux Mille Couleurs... ;-)

J'y emménagerais bien... Pas vous ?

 

@ suivre...


09:30 Publié dans Chroniques d'ateliers, Point Rencontres | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | Pin it!

09.06.2010

Lettres insolites * LE LIVRE !

Grâce à Mme Foucault, leur professeure de français, les élèves des deux classes de 4ème du collège François Rabelais d'Angers (dont je parlais dans ma note précédente) peuvent désormais montrer leur travail, superbement mis en valeur : leurs Lettres insolites à des objets ont été réunies dans un très beau recueil. Elles sont illustrées de photographies - tantôt d'objets, tantôt des oeuvres réalisées lors de l'atelier d'art postal - prises par Mr Kerrien, le CPE du collège.

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Et si on l'ouvrait ?

Bravo à tous !

 

Par ailleurs, si vous êtes dans la région d'Angers, les oeuvres originales sont exposées en ce moment, et jusqu'au vendredi 25 inclus, à la bibliothèque de Belle-Beille...

 

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Venez vous régaler !
 
 
 
 
 
 
Allez, encore un extrait pour vous mettre en appétit :-)
 
 
 

 

Librairie, le 25 janvier 2010

Mon très cher livre,

Quels merveilleux moments nous avons passés ensemble ! Je me souviens de notre rencontre. C'était dans la librairie de la rue des lecteurs. Tu étais tristement assis de travers, entouré de recueils de poésie et tu avais l'air perdu. Je t'ai emmené avec moi et, depuis, tu ne m'as plus quittée.

Pendant de longues heures, je t'ai tenu tendrement entre mes mains et, en retour, tu m'as fait découvrir ton univers qui m'a fait tour à tour rire et pleurer. J'ai lu en toi comme dans un livre.

Chaque soir, le même rituel, encore et encore. Quand je m'endormais, mes rêves étaient peuplés d'intrigues que tu me racontais. Les aventures que tu avais vécues étaient étonnantes. L'hiver, tu te tenais avec moi auprès du feu. Je me souviens avoir un jour renversé mon chocolat chaud sur toi. Tu n'as rien dit mais tu t'es mis à pleurer. Tu t'es lentement effacé.

Je te dis tout ça mais tu t'en souviens certainement. En fait, je veux t'avouer une terrible nouvelle : je te quitte. C'est terminé. Fini. J'en aime un autre qui me fera découvrir d'autres contrées.

Je suis sincèrement désolée.

Adieu.

Justine

 
 

18:56 Publié dans Aéropostale, Chroniques d'ateliers | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : atelier d'art postal, atelier d'écriture, collège | |  Facebook | | | Pin it!

02.06.2010

Lettre insolite... (suite)

Peut-être vous en souvenez-vous ? J'avais publié ici une lettre insolite. Elle s'adressait à un objet mystère, qu'une lectrice fidèle de ces pages avait aussitôt deviné :-) Bravo Sabrina !

Pourtant, les vrais destinataires de cette lettre étaient tout autres : il s'agissait d'élèves en classe de 4ème au collège François Rabelais d'Angers. Ils travaillaient l'épistolaire et avaient, eux aussi, écrit quelques lettres insolites...

Lors de ma venue au collège, en février dernier, je leur ai donc fait cette surprise. Ensuite, ils m'ont interrogée sur mes Lettres à une disparue, qu'ils avaient étudiées, puis sur la pratique de l'écriture... Ils étaient attentifs, ouverts. Ce fut une belle rencontre.

L'après-midi, d'autres élèves de 4ème leur ont succédé, dans le CDI baigné de soleil. Attentive elle aussi, cette classe est restée deux heures avec moi : la première pour la rencontre littéraire, la seconde pour l'atelier d'art postal. Après l'énoncé de quelques principes de base, les élèves se sont lancés dans "l'illustration sur enveloppe" de ces fameuses lettres insolites écrites par leurs camarades.

Je vous propose de découvrir quelques (petits) extraits - savoureux ! - de ce (double) travail, alors encore en cours de réalisation...

 

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Chère Ampoule,

Il faut que je t'avoue, que je t'avoue tout.

C'était un soir de décembre... Lorsqu'elle arriva à la maison, elle brillait, comme toi au début, te souviens-tu ? Rouge, puis bleue, verte puis jaune, ses couleurs me remplissaient le cœur. Elle me faisait des clins d'œil... Toi, tu commençais à perdre ton éclat, à perdre... ta beauté !

Peu à peu, je me suis attaché à elle et me suis détaché de toi...

Mais la coquine, couleur rouge diable, ne resta pas seule bien longtemps. Un beau soir, je la surpris avec mon meilleur ami, le sapin !

Maintenant mon soleil, ma douce amie, mon amour de toujours, je comprends en t'écrivant cette dernière lettre, à la lueur de ton ultime éclat de lumière, que tu seras toujours la seule à illuminer mon cœur.

Ton amant de toujours, Le chausson de Noël


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Cuisine, 1er septembre 2010


Ma bonne Fourchette,

J'ai coupé toute la journée d'hier. J'ai porté ici mon quartier général, le steak ne m'a pas attendu mais mes lames sont à quelques centimètres de la poêle. La chaleur de la gazinière est extrême, ma santé très bonne, mes dents sont bien affûtées.

Je te souhaite un bon dîner. J'envie le bonheur que j'ai eu l'an passé de te promener sur cette belle table de Noël. J'apprends avec plaisir que tu te portes bien, que la fourchette à dessert t'amuse et te donne des sujets de contentement, pique-la doucement pour moi.

Adieu, ma fourchette, celui qui t'aime bien.

Couteau.

Couteau, Lettres à Fourchettes, 2009-2010.


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Super-U, Rayon fournitures scolaires, le lundi 25 janvier

Chère Plume,

Il y a quelques mois, j'ai appris que tu m'avais trompé. Je me suis senti écoeuré et énervé. Mais aujourd'hui, de l'encre a coulé sous les ponts. Ma pointe ne bat plus pour toi. Veux-tu savoir ce qui m'a consolé ?

C'est la plus grande, la plus belle, la plus émouvante, la plus marrante, la plus gentille, la plus rare mais aussi la plus commune, la plus éclatante, la plus incroyable... C'est... c'est : la colle liquide. Elle m'a fait retrouver le sourire en m'emmenant à un cours de géométrie.

Ne crois pas pour autant t'en tirer à bon compte... Je suis actuellement avec ton amant : Stylo-Bille Rouge. Il a souffert, le pauvre... Les ciseaux m'ont aidé. Ils coupent bien et le petit tube en plastique n'a pas résisté. Tu dois penser que j'ai perdu la pointe mais c'est plutôt lui qui va la perdre.

N'essaye pas de me retrouver ou beaucoup d'encre va couler...

A jamais,

Jack l'Eventreur Compas.

 

J'ai reçu, aujourd'hui, le résultat final... et il est époustouflant ! Bravo à tous, élèves et professeurs ! (Bientôt des photos !)

 

@suivre...


26.04.2010

Nuages et tapis volants...

...ou Souvenirs d'Armbouts-Cappel (4)

Mais, rassurez-vous, je ne suis pas allée passer deux jours dans cette école uniquement pour admirer les oeuvres des élèves : j'y ai travaillé, moi aussi !

Mme Tellier ne connaissait pas l'art postal, mais avait très envie de le découvrir et de partager cette découverte avec ses élèves. Après un moment d'échange et un petit topo "mail-art mode d'emploi" dans la classe, nous sommes descendus en salle d'arts plastiques, mettre illico en pratique ce que je venais d'expliquer.

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J'ai proposé aux enfants, puisqu'ils connaissaient mes albums Voyage sur un Nuage et Marabout et bout de sorcière, de fabriquer du courrier en forme de nuage ou de tapis volant. (Pour le fond de la classe... mon Amadou, grand marabout d'Afrique, se déplace toujours ainsi. ^^)

D'abord, chacun a cherché un destinataire et une adresse imaginaires (plus ou moins) en rapport avec l'album de référence choisi. Ou les deux à la fois... pourquoi pas ? Les idées ne tardèrent pas à fuser : "Zéphyr Rêveur - rue des Amoureux", "Alizée Coquelicot - à Floraville", "Mr Faismoirire - rue du Clown - à Bonneblague", "Zéphyr des Nuages - rue des Collines - dans le Ciel", "Mr Zéphyr et Mme Alizée - 3 rue de la Sorcière - à Marabout" ...etc.

Ensuite... sus aux ciseaux, à la colle, aux feutres et aux papiers colorés !

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Nuages et tapis volants ont été timbrés, postés, triés, oblitérés... Ils sont partis, puis revenus à l'école... dont l'adresse avait été préalablement écrite au dos. Et voilà le travail !

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Et c'est pour eux, ces petites graines d'artistes plein de curiosité, que je m'apprête à lancer ici, tout bientôt, un nouvel appel à projet... Revenez vite !

@suivre...

23.06.2009

Souvenirs de Pontault-Combault (8)

Extraits des textes de mes "apprentis auteurs" d'un jour - suite et fin. Nous partons aux Etats-Unis...

 

L'enfance d'Ashley

23 juin 1861

Me voici, Ashley. J'ai 14 ans, je viens d'une famille plutôt pauvre et je ne vois plus souvent mes parents et ma sœur. En ce moment, dans mon pays, les États-Unis, la guerre de Sécession fait des ravages. Tout ce que je raconte est totalement vrai. Ce cahier où j'écris mon journal, je l'ai trouvé dans les affaires de ma sœur, en pensant que ce serait mon dernier souvenir d'elle... Elle est gravement blessée, à cause d'une balle de fusil qui a ricoché et a heurté son dos. Je fais très attention parce que je suis sur un champ de bataille et les tirs fusent et passent juste devant mes yeux. J'essaye de me déblayer un petit chemin pour être en sécurité, car tous ces hommes qui se tirent dessus me font peur... même si j'aimerais bien les aider. Mais je pense à mon si jeune âge... Si j'aventurais ma vie dans cette guerre, peut-être que je la perdrais.

21 juillet 1861

Ce qui devait arriver est arrivé, ma sœur est décédée, elle a succombé à ses blessures. Ce journal, je l'écris pour elle qui me soutient du Paradis...

J'ai décidé d'aller dans cette guerre. Il est 5h30 du matin, il fait déjà très chaud et le soleil vient de se lever. Hier, un homme qui a perdu sa femme dans cette catastrophe m'a dit qu'il y aurait une bataille aujourd'hui et que celle-ci ferait sans doute de nombreux morts. Je l'ai pris au sérieux et je lui ai demandé de me laisser son fusil que je savais à peine manipuler. Il accepta mais m'ordonna de faire attention. (...)

Arrivé sur un champ de bataille, je me pose dans une tranchée et tire sur tous les hommes qui viennent du Sud. Un homme me crie dessus : « Non pas lui, il vient du Nord ! » (...) J'étais le seul enfant déterminé à abolir l'esclavage et d'ailleurs c'est bien pour ça que je suis là, en train d'essayer d'éliminer les hommes du Sud. Mais je crois avoir un petit avantage : les soldats n'oseraient pas tuer un si pauvre et si jeune enfant comme moi, mais cela n'est qu'une croyance. (...) Je me souviens d'une phrase que ma sœur disait souvent... « Fais toujours ce que tu dis. » J'ai dit que je voulais tuer un soldat,  je vais le faire. Je saisis mon fusil et vise la tête d'un homme en uniforme gris. J'appuie sur la gâchette et boum, la balle est partie, je me suis un peu déboité l'épaule en tirant, mais je prends mon mal en patience. Positif, je suis content ! Vous savez pourquoi bien sûr : je viens d'éliminer un Sudiste.

2 août 1861

Douze jours après la bataille me voici à l'hôpital. Ne croyez pas que je me suis fais mal  je suis seulement aux côtés du soldat nordiste que j'ai blessé lors de cette bataille. Il se remet doucement de ses blessures et me pardonne. Je lui demandai quel était son nom. Il me répondit « Monsieur Gomez ». Je voulais savoir aussi son prénom. Il me dit : « Monsieur Taylor Gomez ». Je n'en croyais pas mes oreilles, cet homme était mon père. Je ne l'avais pas reconnu car il avait le visage bandé. Je lui parlai un peu mais tout d'un coup, je vis le thorax de mon père qui ne faisait plus aucun mouvement de respiration. Je pris son pouls, son cœur ne battait plus ! Je courus aussitôt dans les couloirs de l'établissement et criai « Mon père est en train de mourir !» Une infirmière alla dans sa chambre et m'annonça tristement son décès. Je fondis en larmes : après ma sœur, c'était mon père. Qu'ai-je fait pour que tout cela m'arrive ?

22 août 1861

Je reviens de l'enterrement de mon père. Ma chemise est trempée des tristes larmes que j'ai versées en voyant son cercueil descendre dans ce maudit trou de terre. Sa mort était un peu de ma faute.

16 mars 1862

Voilà, je fête mes 15 ans aujourd'hui, avec tristesse en pensant a mon père. Avant je dormais dans la rue, mais maintenant une gentille dame m'a logé dans sa maison. Elle habite à Shiloh dans l'Illinois. Elle aussi a perdu de la famille dans la bataille de BullRun.

6 avril 1862

BOUM ! Ce bruit, c'était le départ de la bataille de Shiloh. J'étais prêt à affronter ces affreux Sudistes ! J'ai pris mon fusil et tiré. J'ai tué 10 personnes environ et j'en suis fier. Pourtant, j'ai quand même des regrets pour les familles de toutes ces victimes. Je n'aime pas la guerre, mais il fallait en finir...

9 avril 1865

La guerre est terminée. Je suis devenu majeur. Je vis maintenant chez ma mère, que j'ai retrouvée grâce à des télégrammes.  Nous avons une nouvelle maison. Elle savait la nouvelle à propos de Papa. Elle était triste, comme moi, et très étonnée que je me sois aventuré dans cette guerre. Malgré les morts de Papa et de ma sœur, ma mère et moi allons reprendre une autre vie, moins mouvementée que ces cinq dernières années. Le bilan de cette catastrophe est lourd : plus de 600 000 morts, dont des enfants. Des régions sont dévastées. Le Sud est ruiné.

Voilà, mon journal arrive à sa fin. Je le garderai toujours pour montrer à mes futurs enfants et petits-enfants mon enfance anormale. (...) Papa, ma sœur, je vous aime. Vous êtes passés dans la pièce d'à côté, mais je ne vous oublie pas.

Romain (la Guerre de Sécession)

 

Merci à vous pour vos efforts ! Bonnes vacances à tous ! ;-)

 

22.06.2009

Souvenirs de Pontault-Combault (7)

Extraits des textes de mes "apprentis auteurs" d'un jour - suite. Aujourd'hui, petit détour par le Tibet...

 

LE JOURNAL DE TENZIN

Préface

Lors d'un déménagement, Claire découvre un journal intime. Elle décide de le lire, mais de ne pas en parler à son frère - leurs parents étant morts il n'y a pas longtemps, elle ne veut pas le perturber avec des histoires de famille. (...)

Bien qu'étant d'origine tibétaine, Claire n'arrive pas à comprendre la langue du journal, qui est très complexe. Elle comprend par la suite que c'est un de ses ancêtres qui l'a écrit. Claire se met sur son ordinateur et cherche un endroit spécialisé dans l'écriture tibétaine et découvre enfin un lieu qui s'appelle le Lerab Ling à Roqueredonde près de Montpellier. Comme ils habitent à Aix-en-Provence ce n'est pas très loin et Claire décide d'y aller. En chemin, elle réalise qu'un de ses oncles éloigné travaille là-bas. Robert (l'oncle) lui accorde de l'aide pour la traduction du journal. Après une semaine de recherches, Robert lui annonce qu'il n'a pu traduire que 3 dates, sachant que le journal a été mal protégé et que cela fait 59 ans qu'il a été écrit.

 

21 octobre 1950

Je suis Tenzin, j'habite au Tibet sous une yourte avec mes parents, Tenzina (ma mère) et Chen (mon père). J'ai 11 ans, mon père travaille avec le bétail de la famille et ma mère travaille en Chine pour que l'on puisse manger correctement. Elle ne revient pas souvent. J'écris car il faut que je raconte ce que je vois et ce que j'entends. Alors que nous mangions, les Chinois sont venus nous expulser de notre yourte. Le lendemain, nous entendons des bruits inhabituels : c'est le monastère de Litang qui a été détruit par les Chinois. Je ne le montre pas, mais j'ai énormément peur. Peur de ne plus voir ma famille (qui ne regroupe plus que mes parents et moi). Peur de mourir, peur de ne plus pouvoir jouer avec le seule amie qu'il me reste. Peur de mourir si jeune et de n'avoir vu, dans ma vie, que mes parents se disputer et de n'avoir pas pu explorer le monde. Les enfants tibétains (ceux que je connais) n'ont qu'une idée en tête : voir la Chine. Mais pour mon père et moi, c'est d'aller en France et de pouvoir exprimer mes sentiments.

(...)

7 février 1956

J'écris aujourd'hui car c'est le nouvel an tibétain. Il faut préparer les costumes, la nourriture et plein de choses en une journée. Ça fait près de 3 ans que je n'avais pas écrit mais depuis 1956 un armistice a été signé. Les Chinois n'ont maintenant que le droit de venir dans nos villages pour l'exportation du textile et de la nourriture. Pour les crises de larmes et de cris de mes parents, ça s'arrange de temps en temps...

(...)

 

Claire est très émue par le journal de Tenzin. Elle remercie son oncle et décide d'en parler à son frère. Tous deux proposent à un musée parisien de l'exposer pour que ce journal puisse rester dans les mémoires.

Mais Claire, avant de le donner à un musée, décide d'écrire quelques lignes en français pour que ses petits-enfants puissent voir comment elle vivait, après ses ancêtres tibétains...

 

28 Avril 2009

Aujourd'hui, j'ai fini de lire le journal de Tenzin, qui était mon ancêtre. Il m'a beaucoup émue, car ce petit garçon tibétain assez pauvre n'a pas de chance mais arrive à s'en sortir.

Marion (l'invasion chinoise du Tibet)
La fin demain !

21.06.2009

Souvenirs de Pontault-Combault (6)

Extraits du travail des élèves de mon atelier d'écriture - suite. (Désolée, ces textes ne sont pas plus gais que les précédents... Mais c'était le sujet !)

 

Chère Jaqueline,

j'ai bien reçu ta dernière lettre où tu me parles du livre «La case de l'oncle Tom». Moi, aujourd'hui, je vais te raconter l'histoire de mes ancêtres... C'est ma mère qui me l'a racontée. Je te la dis, car ça me touche d'en parler avec toi.

C'était en 1849, les Français ont débarqué en Afrique Noire. Plus de 200 000 esclaves furent déportés sur l'île de la Réunion. Plus de la moitié d'entre eux mouraient durant le transport. Ils prenaient toutes les personnes qui étaient noires, ils les battaient s'ils ne faisaient pas le travail qu'on leur demandait de faire. Ils les humilaient, les traitaient comme des chiens. Mon arrière-grand-mère a été achetée par des gens très riches qui ne la laissaient plus vivre. Un jour, elle a osé réponde à son maître. Il a commencé de la battre...

(...)

Aïna

Mélanie (l'esclavage)

 

8 Avril 1990

Cher journal intime,

Je t'ai créé car mon cerveau est rempli de remords, de pertes, de tristesse et de souffrances. Je t'appelle "Joie et Amour".

Je vis en Mauritanie, en Afrique. Je suis orpheline, mais depuis 5 ans je vis chez mes cousins. J'ai 15 ans, je suis encore une jeune fille.

(...)

3 Mai 1990

Cher journal intime,

Une catastrophe est en train de se passer ! Les Soninké sénégalais prennent de plus en plus de territoire et nous avons plus d'armée pour nous défendre. Ils expulsent tous les Mauritaniens de leurs habitations et, s'ils refusent, ils les exécutent. Ma tante et mon oncle m'interdisent d'aller à l'école. Je suis obligé de rester avec mes cousins de 1 et 6 ans. Ma tante et mon oncle disent qu'on doit déménager avant de mourir d'un éclat de grenade.

10 Mai 1990

Cher journal intime,

Demain, nous partons. Les bagages sont déjà prêts, nous nous enfuyions comme des lâches. Nous partons vivre en France, car ma tante et mon oncle sont nés là-bas. Une nouvelle vie commence pour moi. J'ai les larmes aux yeux : je ne te reverrai plus jamais, Sall, mon amour. Et je ne reverrai plus jamais ma meilleure amie, non plus. Sall et Lina, vous resterez gravés dans mon coeur...

11 Mai 1990

Cher journal intime,

(...) J'ai décidé de te laisser ici, de ne pas t'emmener en France. Toutes mes souffrances et toutes mes pertes sont ici en Mauritanie. Vous allez me manquer, "Joie et Amour"...

Bruno (conflit frontalier entre Sénégal et Mauritanie)

 

...@ suivre !

 

20.06.2009

Souvenirs de Pontault-Combault (5)

Extraits du travail des élèves de mon atelier d'écriture - suite. (Attention, ces deux textes ne sont pas plus gais que les précédents... Mais c'était le sujet !)

 

La guerre de Joshua

Le 20 juin 1939

Aujourd'hui c'est mon anniversaire, j'ai 10 ans. Mes parents nous ont emmenés, moi Joshua et mes petites sœurs, en Normandie dans un petit village près de Cherbourg. Le soir, mon père m'a offert un beau stylo plume et ma mère, un magnifique cahier en cuir pour en faire un journal intime. D'ailleurs, j'écris dessus en ce moment. C'est la première fois que j'ai un journal intime, cela me permettra de me souvenir des moments historiques de ma vie.

Le 27 juin1939

Aujourd'hui, les amies qui nous ont hébergés, nous ont conseillé de quitter le pays car les Nazis souhaitent l'extermination des Juifs en France et risquent de provoquer une guerre mondiale. Mais nous sommes nés en France ! Nous sommes Français ! Mon père ne veut pas partir, mais ma mère a trop peur... Elle m'a donné le choix : soit je reste avec papa, soit je part avec elle.

Le 30 juin 1939

J'ai réfléchi, je reste avec mon père. Ma mère part ce soir pour Cuba, à bord d'un bateau. Mon père et moi faisons nos bagages, car les Allemands sont à deux villages d'ici ! Nous allons nous réfugier dans une vieille bicoque abandonnée...

(...)

Eymeric (pendant la Seconde Guerre mondiale)

 

 

Journal de Nozipo

(retrouvé et publié par S ****)

 

24 décembre 1980

Cher journal,

Je m'appelle Nozipo, j'ai 36 ans et je veux faire le deuil de ma famille malheureusement disparue à cause des émeutes à Untata dans le Sud de l'Afrique...

Mon cher mari, je me souviens de ce jour où tu m'as été enlevé en pleine ville lors d'une émeute... Tu ne peux pas imaginer la douleur que j'ai eue quand ils t'ont retrouvé, allongé par terre devant notre maison misérable. Je voulais me suicider pour partir avec toi, mais j'attendais un enfant de toi. Cet enfant est née, c'est une petite fille qui s'appelle Salina. Tu lui as donné tes yeux, ton nez, ton visage. Quand je la vois, je pense à toi.

(...)

 

3 janvier 1981

Cher journal,

Aujourd'hui les émeutes recommencent après la trêve de Noël. Les gens brûlent les maisons. Je n'en peux plus, pourquoi toute cette violence contre nous ? J'espère que Nelson Mandela fera quelque chose pour nous, pour nous sauver.

Je n'ai plus rien, rien du tout. Je suis désespérée et je me demande si je peux vivre sans maison, sans famille, sans rien.

(...)

Sarah (l'Apartheid)

 

...@ suivre !

 

 

19.06.2009

Souvenirs de Pontault-Combault (4)

Extraits du travail des élèves de mon atelier d'écriture - suite. (Attention, âmes sensibles s'abstenir !)

 

Antilles, 28 août 2008

Chère Krithika,

Je ne sais pas si tu te souviens de moi. Je suis Dylan. On s'est rencontrés en colonie de vacances. Je me souviens encore quand nous étions sur le banc au bord du lac à lancer du pain aux canards, quand j'étais dans tes bras, quand nous avions pique-niqué dans le champ avec nos amis. C'était vraiment génial. Je voulais reprendre de tes nouvelles car je me suis souvenu de tous ces bons moments passés avec toi et ta présence me manque. J'espère que toi et ta famille allez bien. Moi, dans ma région, tout va bien. Hier je suis allé chez ma tante et mon oncle pour fêter mes 14 ans. Il faisais très chaud, environ 35°C. J'ai revu mes cousins et cousines. Qu'est-ce qu'ils ont grandi ! On a passé tout l'après-midi à la plage. On a joué au ballon. Ensuite, nous sommes allés nous baigner. Nous sommes rentrés chez nous vers 21h pour diner. Dès 22h30, nous sommes partis à une soirée. Nous sommes rentrés vers 2h du matin. Quelle magnifique journée ! Et aujourd'hui je voulais t'écrire pour savoir comment tu allais. Bon, je vais te laisser en espérant avoir de tes nouvelles très vite. Je t'embrasse toi et ta famille.

Je t'aime.

Dylan

 

Antilles, 18 octobre 2008

Chère Krithika,

J'ai trop tardé à t'envoyer ma lettre du mois d'août, ce mois où tout allait bien. Maintenant, rien ne va plus. Il y a eu un ouragan dans ma région. J'étais chez ma grand-mère pour lui rendre visite ; nous discutions tout en regardant la télévision et en mangeant des petits biscuits qu'elle avait préparés. Soudain, nous entendîmes un énorme bruit et la maison commença à trembler. Nous n'osions pas bouger, nous étions terrorisés. Nous nous cachions sous la table en attendant que cela se calme. Je pensais à ma famille. Dès que ce "massacre" s'est arrêté, Je me suis assurée que ma grand-mère allait bien avant d'aller voir mes parents et mes frères et soeurs. Une fois arrivé chez moi, ça a été le drame. Les pompiers et la police étaient autour de ma maison. D'ailleurs, ce n'était même plus une maison : le toit était par terre, les fenêtres cassées, les chaises détruites... C'était horrible ! Je demandai aux pompiers et aux policiers si ma famille allaient bien. Mon père, ma mère, mes frères... Tout le monde était blessé. Je fondais en larmes, je n'en pouvais plus... Finalement, mes parents et mes frères n'ont pas tenu le choc. Ils sont morts après quelques minutes. Maintenant, je vis avec ma grand-mère, c'est de là que je t'écris.

J'espère que tu vas bien.

Dylan

Charlotte (après l'ouragan Omar)

 

...@ suivre !

 

 

18.06.2009

Souvenirs de Pontault-Combault (3)

Maintenant, place aux textes des élèves ! Je vous propose un petit florilège d'extraits - leurs travaux seront bientôt en ligne sur le site du collège.

 

À Washington, le 27 juin 2006

Chère maman,

Eh oui, c'est aujourd'hui. C'est mon anniversaire. J'ai quinze ans. Je suis heureuse et triste à la fois.

Je suis heureuse, j'ai un ans de plus. J'ai eu un ordinateur. Mais c'est la première fois que je fête mon anniversaire sans toi. Tu me manques sincèrement. Toi, et Derek. Une grande nouvelle est arrivée ce matin, qui ma rendue très triste. Celle-ci disait que les pompiers avaient retrouvé ton corps et le sien. J'ai beaucoup pleuré. Mais je sais ainsi que tu repose en paix. Je me sentirai mieux dorénavant.

(...)

Alix

Angélique (après l'ouragan Katrina)

 

 

Pont Marco Polo, 7 juillet 1937 (Chine)

Ma chère femme,

je finis par croire que plus rien ne pourra nous rapprocher. Tu as dû changer, au moins autant que moi... Aujourd'hui, j'ai 26 ans. Passerai-je mes 30 ans au front ? Plus rien ne peut m'étonner. Aurai-je encore ma place auprès de toi ? Mon tendre amour, comme tu me manques ! Tu ne peux pas savoir combien j'ai envie de te serrer fort contre moi. Au fait, aujourd'hui c'est l'anniversaire de Suhai : je vais lui écrire en lui disant combien je l'aime.

Mon amour, prends ce baiser.

Tchang-Kai

 

Pékin, 9juillet 1937 (Chine)

Mon petit soldat,

Comment tu vas, mon fils ? Veux-tu toujours être soldat, comme moi ?

Je te préviens, c'est dangereux... mais c'est un choix courageux !

Sache que je t'aimerai toujours. Pour ne pas te mentir, c'est très dur en ce moment. J'ai dû battre en retraite au Pont Marco Polo et rentrer à Pékin.

Si un jour je ne suis plus là pour toi et ta mère, j'espère que tu la protégeras comme je l'ai fait pendant toutes ces années...

Je te souhaite un joyeux anniversaire pour tes 14 ans. Je ne suis pas à tes côtés, mais j'y pense chaque seconde.

A bientôt,

ton héros de toujours...

Loïc (début de la guerre sino japonaise)

 

...@ suivre !

 

17.06.2009

Souvenirs de Pontault-Combault (2)

Voici, pêle-mêle, quelques-uns des sujets choisis par nos "écrivains en herbe" : lettres croisées d'un frère et d'une soeur qui s'ignoraient totalement jusqu'à ce que la guerre éclate (Anaïs et Mélanie), correspondance entre une petite fille d'Afrique orientale et une femme française (Mélanie), lettre d'un rescapé du tremblement de terre de San Francisco (Gaby), journal d'une enfant de Soweto (Sarah), lettre d'un étudiant chinois après les événements de Tienanmen (Issaad), lettre d'un enfant d'émigré portugais à son cousin "resté au pays" (Julien), journal d'un enfant juif au début de la Seconde Guerre Mondiale (Eymeric), journal de Louis XVII pendant la Révolution Française (Médy), lettre ouverte de Dewi, petite victime du Tsunami (Charlène), journal d'un enfant-soldat pendant la Guerre de Sécession aux Etats-Unis (Romain), lettre d'une Algérienne après la guerre civile (Thifaine), journal d'une jeune Mauritanienne (Bruno), lettres d'un soldat chinois à sa femme et son fils (Loïc)... etc. Riche et varié, n'est-ce pas ?

J'ai donc lu tout cela, pris des pages et des pages de notes et suis retournée à Pontault-Combault, mes conseils en bandoulière, pour une séance d'écriture...

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L'une des difficultés les plus couramment rencontrées par élèves fut d'arriver à "marier" documentaire et fiction. Certains, voulant bien faire et dépeindre au mieux la situation de leur personnage, les faisaient s'exprimer comme de véritables encyclopédies. Cet écueil est formateur : je le rencontre et dois l'éviter souvent moi aussi ! Quand on écrit pour les enfants - et quand, adulte, on parle de "la marche du monde" par la voix d'un enfant - on y est confronté, forcément. Aussi ai-je tenté de leur faire comprendre comment leur personnage devait incarner la situation plus que la décrire...
 
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Bien sûr, une seule séance n'est pas pas suffisante, même avec du travail en amont et en aval, pour parvenir à guider convenablement tous les élèves d'une classe vers une création cohérente. (Là sont atteintes les limites du concept d'atelier "miniature" et je précise que Mme Querné, professeur documentaliste à l'origine de ce projet, m'avait sollicitée pour une séance de plus, que mon agenda trop chargé ne me permettait pas d'assurer. Mea culpa !) Mais je crois tout de même que nos "apprentis auteurs" ont pu éprouver par eux-mêmes les grandes exigences de l'écriture fictionnelle - et, en premier lieu, la crédibilité !

...@ suivre !

 

16.06.2009

Souvenirs de Pontault-Combault

Cette année, j'ai expérimenté une nouvelle formule d'intervention scolaire : l'atelier d'écriture "miniature". La détermination sans faille de Mme Querné, professeur documentaliste au collège Monthéty de Pontault-Combault, a eu raison de mes hésitations premières et j'en suis vraiment très heureuse aujourd'hui ! Voici, en quelques mots, comment les choses se sont déroulées...

D'abord, les élèves de 4ème2 ont lu et étudié mes deux romans, Lettres à une disparue et Soliman le Pacifique (Journal d'un enfant dans l'Intifada), avec Mme Fougère, leur professeur de français. Puis ils se sont préparés à me rencontrer, rédigeant des questions sur ma manière d'écrire, sur mes intentions littéraires ou le quotidien du métier d'auteur. En mars, je suis allée à Pontault-Combault leur répondre...

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Jusque-là, rien de plus classique ! Mais par la suite... s'appuyant sur les points communs de mes deux romans (écriture intime et sujets graves en rapport avec l'histoire ou l'actualité), Mme Querné a demandé aux élèves de se choisir un personnage fictif dans la peau duquel se glisser pour écrire et un événement important dont ce personnage voudrait témoigner - une belle occasion de faire toutes sortes de recherches documentaires au CDI.

Fin avril, Mme Querné m'envoya par la poste les brouillons des élèves. L'éventail des situations choisies était très large : pour moi, ce fut une excellente surprise ! Je pris un réel plaisir à les lire et à leur donner mon avis, accompagné de quelques conseils (que j'espère) avisés...

...@ suivre !

 

16.07.2008

L'exposition - les photos !

> Pour voir le diaporama en grand format, cliquez dessus !

 

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30.06.2008

Correspondance & Cie (épisode 6, printemps 2008)

[Contenu sauvegardé du blog « Le Courrier d'Honorine » (fermé depuis) ayant accompagné les élèves de l'atelier tout au long d'une année très créative.]

 

En mars, nous avons fait deux sorties !

 

Salon du Livre {album}

lundi 17 mars 2008

 

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Musée de La Poste {album}

lundi 31 mars 2008

 

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En avril, nous avons (écrit, bien sûr mais aussi) lancé un "appel" !

 

Autoportraits

vendredi 18 avril 2008

 

Qui suis-je ? Et comment me présenter à ce correspondant dont je ne sais rien sinon le prénom ? Notre quatrième séance est consacrée à ces questions… Pas si facile, de parler de soi ! D’autant que nous avons une contrainte : trois mots tirés au sort que nous sommes obligés d’utiliser ! Certains se lancent dans un « portrait chinois » (si j’étais une couleur, je serais le rouge… etc.), d’autres dans un « portrait en négatif » (je ne suis ni blond, ni roux… etc.) et l’acrostiche a toujours ses adeptes. Après une heure d’écriture pure, nous passons à la réalisation de notre « profil ».

Pour voir quelques images du résultat, rendez-vous sur ici ! Mais il en viendra encore de nouvelles, car l’un des quatre groupes n’aura sa séance qu’à la rentrée, début mai. Alors, d’ici là… BONNES VACANCES À TOUS !

 

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MAIL ART CALL

mercredi 2 avril 2008

 

Bonjour à vous !

Nous sommes des collégiens français

participant à un atelier d’écriture

« autour de la correspondance »

et notre boîte aux lettres a (très très) FAIM !

S’il vous plaît, pourriez-vous nous aider à la nourrir ?

*

Notre adresse

ATELIER D’ECRITURE

« Correspondance & Cie »

37 rue Georges Viard

78700 CONFLANS-Ste-HONORINE

FRANCE

Le thème

D’après vous, le courrier nourrit-il plutôt…

l’amitié ? l’amour ? la curiosité ?

les rêves ? les boites aux lettres ?

 

À vous de choisir ou d’inventer… avant le 31 mai 2008 !

 

Vos courriers seront exposés à la médiathèque

de Conflans-Ste-Honorine (78) en juin prochain.

 

> MERCI BEAUCOUP !

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 Enfin, en mai et juin, nous avons réalisé

une grande exposition !

 

Après quelques préparatifs, celle-ci eut lieu un mois durant à la médiathèque Blaise Cendrars et son vernissage fut l'occasion de beaux échanges entre élèves, parents, professeurs, bibliothécaires, artistes et autres curieux de passage...

 

 

Bravo à tous et merci pour cette belle aventure !

 

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23.06.2008

Souvenir de Conflans

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Mes co-équipières d'atelier (documentalistes et professeurs de lettres) m'ont offert, à l'occasion du vernissage de notre exposition, ce bouquet de mes fleurs préférées, les pivoines. Trop belles ! Merci, merci, merci : moi aussi, j'ai aimé travailler avec vous !

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20.06.2008

Invitation officielle

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INVITATION

> EXPEDITEURS

La classe de 5ème6 du collège du Bois d’Aulne

La classe de 4ème6 du collège Montaigne

Leurs documentalistes et leurs professeurs de Français

Véronique Massenot, l’auteur animatrice de l’atelier

Le CDI et les élèves du « club écriture » du collège des Hautes-Rayes

Claire Galeyrand, la comédienne animatrice du club

Et la médiathèque Blaise Cendrars

> DESTINATAIRES

VOUS !

 

VENEZ VISITER L’EXPOSITION

de notre atelier d’écriture

« Autour de la correspondance »
Vernissage le samedi 21 juin à 14 h*
à la médiathèque de Conflans-Ste-Honorine

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*L'exposition restera ensuite en place pendant 2 semaines.

08:46 Publié dans Chroniques d'ateliers | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : atelier d'écriture, exposition | |  Facebook | | | Pin it!

18.06.2008

Préparatifs (3)

Allez, juste une image, parce que j'ai encore pas mal de travail devant moi d'ici samedi !

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(@ suivre...) 

 

09:23 Publié dans Chroniques d'ateliers | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : atelier d'écriture, exposition | |  Facebook | | | Pin it!

16.06.2008

Préparatifs (2)

L'exposition de mon atelier d'écriture prend forme. Ce week-end, j'ai fabriqué un mobile...
 
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(@ suivre...)
 

21:47 Publié dans Chroniques d'ateliers | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : atelier d'écriture, exposition | |  Facebook | | | Pin it!

13.06.2008

Préparatifs...

Vite, vite, en passant, quelques images de ce qui se trame pour le samedi 21 juin à la médiathèque de Conflans-Ste-Honorine...
 
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(@ suivre...) 
 

10:32 Publié dans Chroniques d'ateliers | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : atelier d'écriture, exposition | |  Facebook | | | Pin it!

10.06.2008

Correspondance & C(alligraph)ie

Dans la boîte de l'atelier...
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"On serre toujours contre son sein celui qu'on aime
et l'art d'écrire n'est que l'art d'allonger ses bras."
Diderot 
 
> Pour découvrir l'auteure de ce splendide envoi, cest !
 

14:34 Publié dans Chroniques d'ateliers | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cécile pierre, calligraphie, atelier d'écriture | |  Facebook | | | Pin it!

29.05.2008

Et côté colombes ?

La relève est assurée !
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Courrier réalisé (et posté) par les petites mains de ma fille - toujours pour les élèves de mon atelier d'écriture.

 

09:02 Publié dans Aéropostale, Chroniques d'ateliers | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : art postal, mail art, atelier d'écriture, colombes | |  Facebook | | | Pin it!

27.05.2008

Même pas vrai ! (3)

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Trois éventails de saveurs
pour les élèves de mon atelier d'écriture.

13:10 Publié dans Aéropostale, Chroniques d'ateliers | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | Pin it!

24.04.2008

Le courrier d'Honorine

Juste un petit message pour vous encourager à visiter le blog de l'atelier "Correspondance et Art Posté" que j'anime cette année dans deux collèges de ma ville. Nos derniers travaux concernent l'autoportait : regardez, nous travaillons...
 
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Premier jet au brouillon, dictionnaire à portée de main.
 
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Réflexion, relecture, échange et demande de conseils.
 
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  Mise en forme et en couleur, avec application.
 
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Bien sûr, tout ce travail, ça laisse des traces...

...mais le résultat est !
 

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10.04.2008

MAIL ART CALL

Dans le cadre de l'atelier d'écriture que j'anime cette année, mes apprentis auteurs vous lancent un appel...

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Bonjour à vous !

Nous sommes des collégiens français

participant à un atelier d'écriture

"autour de la correspondance"

et notre boîte aux lettres a (très très) FAIM !

SVP, pourriez-vous nous aider à la nourrir ?

-

Notre adresse

ATELIER D'ECRITURE

"Correspondance & Cie"

37 rue Georges Viard

78700 CONFLANS-Ste-HONORINE

FRANCE

 

Le thème

D'après vous, le courrier nourrit-il plutôt...

l'amitié ? l'amour ? la curiosité ?

les rêves ? les boites aux lettres ?  

À vous de choisir... ou d'inventer

avant le 31 mai 2008 !

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Vos courriers seront exposés à la médiathèque

de Conflans-Ste-Honorine (78) en juin.

> MERCI BEAUCOUP !


 

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29.02.2008

Correspondance & Cie (épisode 5, février 2008)

[Contenu sauvegardé du blog « Le Courrier d'Honorine » (fermé depuis) ayant accompagné les élèves de l'atelier tout au long d'une année très créative.]

 

Le CDI nous écrit

lundi 4 février 2008

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Bonjour,

Voici un roman épistolaire « avec bouteille » de Klaus Kordon, publié chez Gallimard, dans la collection folio junior.

Berlin, à l’époque du mur. Mathias confie un message à une bouteille, qu’il lance dans la Spree, destination Berlin-Ouest. Un roman sur l’amitié et la tolérance.

Je t’écris de Berlin est disponible au CDI du Bois d’Aulne.

Cordialement,
Madame Le Corre

 

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J’ai reçu du Courrier !

mardi 5 février 2008

 

Hier, 4 février, les élèves de 5ème 6 ont pensé à moi…

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Un grand merci à eux… ainsi qu’à Françoise et Martine !

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Cher Père Noël {ne riez pas !}

dimanche 10 février 2008

 

Question : Faut-il croire au Père Noël ?

C’est la question que nous, les élèves de 5ème 6, nous nous posions en ce début de décembre 2007…

Nous cherchions à boucler le financement des sorties prévues dans le cadre de notre « classe écriture ».

À ce moment là, Le Rotary Club de Conflans organisait une manifestation « Arbres à Vœux » pour les fêtes de Noël.

Nous décidâmes de tenter notre chance ; une lettre collective fut rédigée et chaque élève en déposa un exemplaire (décoré par ses soins) au pied d’un des sapins dressés dans les différents quartiers de notre ville.

Le 6 Janvier 08, une lettre nous annonçait que le Rotary Club avait décidé d’accorder à notre atelier d’écriture une somme de 200€. Quelle bonne nouvelle pour notre classe !

La remise de ce prix eut lieu le jeudi 10 Janvier 08 à 18h à la salle Eugène Le Corre. Les élèves délégués, très émus, reçurent le chèque, remercièrent les généreux donateurs au nom de tous leurs camarades et posèrent pour la photo souvenir.

 

Réponse : Eh oui ! Le Père Noël existe, il faut y croire…

Et nous réitérons nos sincères remerciements à tous les membres du Rotary Club de Conflans qui ont incarné ce Père Noël 2007.

 

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La Lettre de Mes Rêves

mardi 26 février 2008

On n’est jamais aussi bien servi que par soi-même, dit-on. Pour notre deuxième séance d’atelier, j’ai proposé aux élèves des deux classes d’écrire la lettre qu’ils rêveraient de recevoir… et de se l’envoyer « pour de vrai ». Aussitôt, les idées ont fusé ! Bien sûr, beaucoup d’entre eux ont été sélectionnés pour enregistrer un disque ou danser dans un clip. D’autres ont gagné toutes sortes de gros lots : une journée en compagnie de leur groupe préféré, une somme exorbitante ou le droit de se faire bâtir un temple égyptien extraordinaire. Certains ont reçu de grandes déclarations d’amour, des nouvelles d’un monde imaginaire, la réponse favorable d’une école ou d’une entreprise où ils rêvent d’entrer un jour.

Personnellement, la lettre qui m’a touchée le plus est celle d’Alicia, qui a imaginé que son grand-père, qu’elle n’a pas connu, lui avait écrit d’Algérie, pendant la guerre. C’est une lettre témoignage, pleine d’amour et d’espérance pour l’avenir de sa future descendance…

Vous pourrez bientôt lire ces lettres, mises en ligne par les élèves de 5ème6 du Bois d’Aulne en cours de technologie. En attendant, voici leurs enveloppes, envoyées puis revenues – le cachet de la poste faisant foi ! À noter que les timbres ont été fournis par Mme Cécile Berthet, philatéliste aussi passionnée que généreuse !

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Ci-dessous, le compte-rendu de la séance par une élève du Bois d’Aulne :

Mardi 15 janvier 2007, nous avons eu notre 2ème séance d’atelier écriture avec Véronique Massenot. Comme pour les séances précédentes, cet atelier était une véritable ouverture pour le pays des rêves ; un monde fantastique où je conseille fort à chacun de se promener.

« Puisque c’est l’époque où l’on se souhaite des vœux, nous dit Mme Massenot, vous allez vous écrire une lettre à vous-même, la lettre que vous adoreriez recevoir. »

Une fois sa phrase finie, une idée me vient en tête. Tous équipés de nos blocs, nous nous mettons à écrire, réfléchir et rayer sur nos feuilles de brouillons. Nous rêvons, en écrivant mots après mots, lettres après lettres.

Encore une fois, mission accomplie pour les adultes (Véronique, Mme Ligier et Mme Le Corre) qui nous ont entourés et aidés.

Merci !
Roxane

 

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Chère Véronique Massenot

mercredi 27 février 2008


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Durant le mois de janvier, j’ai rencontré par deux fois les élèves du « club écriture » des Hautes Rayes, le troisième collège de notre ville. Pour m’accueillir, ceux-ci m’ont lu ces lettres, écrites pour l’occasion.


Madame Massenot,

Tout d’abord, j’espère que vous vous portez bien et que vous avez de l’inspiration pour vos prochains livres. J’ai beaucoup aimé « Lettres à une disparue » qui m’a permis de regarder le monde différemment. Avec les informations, je suis au courant des malheurs qui s’abattent en Afrique. Mais n’étant pas née, je n’étais pas au courant des disparitions en Argentine en 1976.

J’ai été très sensible à votre livre et moi, je me suis attachée à Melina, ce personnage courageux qui affronte tous ces malheurs. Elle perd sa fille, du moins on ne sait pas si elle est morte. Mais elle lui écrit. Elle écrit ce qu’elle pense comme si c’était une lettre qu’on écrit dans sa tête et qu’on envoie par la pensée. On a l’impression, par la façon dont elle écrit, qu’elle est sûre que ses écrits sont arrivés aux pensées de sa fille, Paloma. C’est bien ça qui m’a émue, avec le décès de Melina.

Ce qui m’a plu aussi, c’est le fait que Nina, la petite fille, trouve ces lettres et décide de la même manière que sa grand-mère, d’écrire à son tour à Paloma.
J’avoue que j’ai espéré que Nina continue à écrire.
Je crois bien que j’ai écrit ce que je voulais vous dire.

Merci de votre attention et bonne continuation.

Au revoir
Emeline


Chère Véronique Massenot

J’ai lu la moitié de votre livre « Soliman le Pacifique » et moi qui d’habitude n’aime pas trop lire, je le lis sans que ça paraisse pour moi une corvée (je n’arrive pas à lire les livres donnés en Français). Votre façon d’écrire me plait tout comme l’histoire de Soliman.

Sur ce, je vous souhaite une bonne année 2008 et à bientôt.

Clément

Bonjour Véronique Massenot,

Je m’appelle Guillaume et par cette lettre je vous annonce que j’ai beaucoup aimé votre livre « Soliman le Pacifique » qui est une histoire très émouvante et pleine d’amour. J’ai également aimé le livre « Lettres à une disparue » tout aussi émouvant. Ce qui m’a en revanche troublé dans ce livre, ce sont toutes ces minuscules petites phrases employées dans le texte. A part ça, j’adore ce que vous faites et sachez que vous êtes un exemple pour moi, car je veux devenir écrivain comme vous ! Alors je vous dis au revoir et à bientôt.

Guillaume


Bonjour à vous,

Je m’appelle Mélanie ; j’ai 13 ans et j’ai lu « Lettres à une disparue ». J’ai beaucoup aimé ce livre. Moi-même j’écris des histoires mais ce que je me demandais, c’est la chose suivante : d’où vous vient cette imagination ? Moi personnellement, j’ai du mal à la trouver !

Mélanie

Bonjour Mme Massenot,

Je vous souhaite un joyeux Noël et une bonne année. J’ai lu votre livre « Soliman le Pacifique » et c’est vraiment un livre super ! J’aime bien la façon dont c’est écrit ; c’est très émouvant parce qu’il y a la mort du frère de Soliman et que la famille essaie de vivre normalement dans un pays en guerre.

Il est parmi les livres que je préfère.

Maxime


Je n’ai pas beaucoup aimé le livre « Lettres à une disparue » même si le thème est assez intéressant.

Faire une histoire sous forme de lettres est une idée plutôt originale mais je trouve que cela fait ralentir le rythme de l’histoire. Il y a peu de rebondissements et peu de suspense.

Je pense que le livre est inspiré de faits réels mais je préfère les livres inspirés de faits imaginaires, peuplés d’êtres mystérieux et surnaturels. Ce genre de livres me fait rêver !

Léa

Madame Massenot,

J’ai moyennement aimé votre livre car il se rapproche trop de la réalité ; d’habitude, je ne lis pas de livres comme ça car cela fait penser que la vie est triste alors qu’elle n’est pas si mal que ça.

Merci quand même d’avoir parlé de ce qui s’est passé en Argentine ; comme ça, je suis moins ignorante de ce problème-là.

Shona

Florent – Club écriture – Collège des Hautes Rayes – A l’attention de Madame Véronique Massenot

Chère Véronique Massenot

C’est avec plaisir que je serai présent lors de votre intervention au sein de mon collège, pour parler de vos ouvrages et notamment de « Lettres à une disparue » que j’ai lu avec intérêt.

Actuellement, je m’apprête à découvrir avec beaucoup de curiosité votre deuxième livre « Soliman le Pacifique »

J’attends avec impatience de connaître vos sources d’inspiration pour écrire vos livres.

Dans l’attente de vous rencontrer, je vous prie de croire, chère Véronique Massenot, en l’assurance de mes sentiments respectueux.

Florent

Chère Madame Massenot

Je vous écris pour vous dire que j’ai beaucoup apprécié « Lettes à une disparue » c’est un livre très bien et également très triste. j’ai aussi commencé «Soliman le Pacifique » qui est également un très bon livre. J’ai plusieurs questions :

– Avez-vous écrit d’autres livres ?

– Êtes-vous déjà passée à la radio ?

Je ne sais plus trop quoi dire, donc voilà ! Continuez d’écrire d’aussi beaux romans ! Au revoir !

Maëlle

de : Mourzik Issam

à : Véronique Massenot

Bonjour Madame Massenot, j’ai lu votre livre « Lettres à une disparue ». Il y a un point positif et un point négatif. Pour le point positif, eh bien, l’histoire est intéressante, mais le point négatif c’est le manque d’action. Ce n’est pas un point très important mais je tenais à le préciser. Actuellement je voudrais lire un livre que vous avez écrit : « Soliman le Pacifique » mais il faut que j’en trouve le temps. Je suis aussi impatient de vous rencontrer.

Issam

Merci à tous pour votre saine franchise… et votre accueil très chaleureux !

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09:00 Publié dans Chroniques d'ateliers | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : correspondance & cie, atelier d'écriture | |  Facebook | | | Pin it!