18.03.2008
Nina intente un procès
En résonnance avec la lecture de mon roman Lettres à une disparue, un article paru vendredi dernier dans Le Monde. (Merci Chantal, pour ta revue de presse et ton oeil aiguisé !)
Applaudissements, embrassades et large sourire de Maria Eugenia Sampallo Barragan, mercredi 12 mars, dans une salle comble du tribunal fédéral de Buenos Aires. Cette jeune Argentine de 30 ans est la première enfant de disparus pendant la dictature militaire à avoir porté plainte contre ceux qui l'avaient illégalement adoptée, après que sa mère eut accouché en captivité.
"Pendant toute mon enfance, j'ai eu des doutes sur mon identité, a confié Maria Eugenia Sampallo, le premier jour du procès, le 19 février. Quand je posais des questions, l'histoire changeait tout le temps : mes parents étaient morts dans un accident, j'étais la fille de la bonne ou d'une hôtesse de l'air. Ma confusion devenait chaque fois plus grande." Durant plus de deux heures, elle a détaillé les mauvais traitements dont elle a été victime, la poussant, adolescente, à fuir sa maison. "Je t'ai élevée entre des draps de soie. Sans moi, on t'aurait jeté dans un fossé, petite morveuse", lui disait sa "mère adoptive".
Maria Eugenia ne sait ni quand ni où elle est née. "Ma date d'anniversaire, je l'ai choisie toute seule : c'est le 8 février, l'anniversaire de mariage de ma grand-mère. Et ce, jusqu'à nouvel ordre. Si j'obtiens de nouvelles informations, je la changerai volontiers", a-t-elle déclaré.
En 2000, n'en pouvant plus de douter, celle qui s'appelait alors Violeta Rivas a pris contact avec la Commission nationale pour le droit à l'identité (Conadi), puis les Grands-Mères de la place de Mai, l'association qui recherche inlassablement depuis trente ans la trace des quelque 500 bébés volés à l'époque de la dictature militaire (1976-1983). Après des analyses de sang et grâce au fichier ADN des proches des disparus, elle a recouvert son identité à 23 ans, changé de nom et retrouvé sa famille biologique.
Ses parents étaient des ouvriers, militants communistes. Sa mère, Mirta, était enceinte de six mois lorsqu'elle a été enlevée par un commando militaire, avec son mari, le 6 décembre 1977. Conduite au centre clandestin de tortures "El Atletico", en plein centre de Buenos Aires, elle a ensuite été transférée vers une destination inconnue pour accoucher.
AUCUN REMORDS
Des témoignages émouvants ont ponctué le procès. Celui de Azucena Barragan, 80 ans, la grand-mère maternelle de Maria Eugenia. Assise dans une chaise roulante, elle a raconté, d'une voix faible, la longue quête pour retrouver sa petite-fille. Ou celui de Gustavo, le frère de la plaignante, qui a évoqué, ému, l'image de sa mère enceinte. Il avait trois ans quand il a été arrêté en même temps que ses parents. Il a été récupéré par sa famille, 43 jours plus tard, dans un commissariat.
Les trois inculpés n'ont exprimé aucun remords, convaincus d'avoir "bien oeuvré en s'occupant de la petite". Ce sera l'argument de la défense. Pendant les années de plomb, de nombreuses jeunes femmes ont accouché en captivité avant de disparaître. Les bébés étaient confiés à des familles proches des militaires au pouvoir. Les Grands-Mères de la place de Mai ont réussi à retrouver 88 de ces enfants. Des associations de défense des droits de l'homme estiment que 30 000 personnes ont disparu pendant la féroce répression.
Dans le cadre des enquêtes sur les bébés volés, deux militaires sont morts mystérieusement, au cours des derniers mois, avant d'être entendus par la justice.
Christine Legrand12:55 Publié dans Lettres à une disparue | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : lettre à une disparue, disparus, argentine
28.02.2008
Los desaparecidos
Quelques images venues d'Argentine pour compléter la lecture de Lettres à une disparue.
10:00 Publié dans Lettres à une disparue | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : argentine, videla, dictature, disparitions, voyage, vidéo
27.02.2008
Un café à Buenos Aires
Si vous passez par Buenos Aires, s'il vous plaît, allez pour moi boire un petit café, bien noir et bien brûlant, à La Libreria de las Madres, Place du Congrès, Hipolito Yrigoyen 1590, Métro Lima.
Pour plus de détails, cliquez sur l'image... Vous découvrirez aussi le petit journal des Français à l'étranger. Bon voyage !
09:50 Publié dans Lettres à une disparue | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : voyage, Argentine
26.02.2008
D'où m'écris-tu, Melina ?

A la fin de Lettres à une disparue vous pouvez lire ceci :
NOTE DE L'AUTEUR
J'ai choisi, en écrivant ce roman, de ne pas faire mention, ni de l'époque, ni du pays, dans lesquels l'action se situe.
Souci d'universalité.
Melina, Paloma, Nina, et tous les autres, sont des personnages de fiction, nés de mon imagination.
Et pourtant, ce qu'ils vivent, ce qu'ils subissent sur le papier - tortures, disparitions, enlèvements, procès -, des êtres de chair et de sang, des hommes, des femmes et des enfants, en ont été les victimes bien réelles, historiques.
Ne les oublions pas.
Merci à l'équipe de Daniel Mermet pour les reportages effectués en Argentine et diffusés sur France-Inter dans l'émission "Là-bas, si j'y suis", qui m'ont largement inspirée.
Cette note a pour but de répondre à deux questions que les lecteurs me posent souvent : "Où se passe l'histoire ?" et "Pourquoi ne pas l'avoir dit dans le texte ?" L'histoire se passe en Argentine, mais pourrait se passer ailleurs...
Dans la deuxième édition de Lettres à une disparue, un rappel historique précisait les choses. La toute nouvelle version ne l'ayant pas repris, je le reproduis - à quelques mots près - ici.
LES "DISPARUS" D'ARGENTINE
1976. Un coup d'Etat militaire impose une dictature féroce à l'Argentine. Tous les opposants au régime sont réduits au silence de façon systématique. Cette période marquée par la barbarie et la cruauté, se solda par la disparition de 30 000 personnes, et par l'assassinat, l'emprisonnement et la torture de milliers d'autres. Les mères qui perdirent ainsi leurs enfants, kidnappés et tués par les militaires, prirent l'habitude, dès les années 70, de se rassembler sur la "Plaza de Mayo" (la Place de Mai) tous les jeudis pour réclamer justice. Elles nouaient alors sur leurs cheveux des foulards blancs, symbolisant les langes de leurs enfants disparus. Le régime, qu'elles gênaient de plus en plus, les baptisa "les Folles de Mai" - ce qui ne les empécha pas de constituer un réseau d'entraide et de soutien efficace, et d'entamer des actions en justice.
"Hijos" est le mot espagnol qui signifie fils et filles. En Argentine, comme au Chili voisin, ce mot désigne les enfants des desaparecidos, c'est-à-dire des victimes de la barbarie du régime militaire. Aujourd'hui encore, on continue de chercher les 500 "hijos" qui ont été enlevés avec leurs parents, ou qui sont nés en prison pendant la détention de ces derniers. Ces enfants furent parfois confiés par leur ravisseurs aux familles d'officiers, afin qu'ils les élèvent avec leurs "valeurs". Une cinquantaine de ces enfants a été retrouvée, parfois au moyen des tests ADN.
Hélas, le cas de l'Argentine n'est pas unique : au Chili, au Maroc, au Sri Lanka, aux Philippines, des comités de parents de "disparus" ont vu le jour et demandent des explications sur le sort de leurs enfants.
Victoria, Melina du Chili
10:00 Publié dans Lettres à une disparue | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : dictature, mémoire, Argentine, Lettres à une disparue
25.02.2008
Lettres à une disparue
Lettres à une disparue est mon premier roman.
Ecrit en 1996, il est paru dans la collection du Livre de Poche Jeunesse (Hachette) en 1998. Depuis, il a été réédité trois fois - en 2001, 2005 et 2008 - et a fait l'objet de très nombreuses réimpressions. Déjà vendues à plus de 100 000 exemplaires, c'est un joli succès, assuré seulement par le bouche à oreille... J'en suis très fière !


Ci-dessous, ce qu'on en dit...
Dans la presse
Dans une dictature d'Amérique du Sud, Paloma, officiellement "portée disparue", a été assassinée pour avoir résisté à la barbarie. Sa mère, Melina, supporte l'insupportable en lui écrivant comme si elle était encore en vie. Et puis un jour, elle apprend que Nina, la fille de Paloma, serait encore vivante, adoptée par les bourreaux de sa mère. L'espoir renaît, le combat ne fait que commencer. Un livre de chair et de sang. Le Magazine Littéraire
Un roman épistolaire poignant qui dénonce les atrocités, les tortures, les disparitions, toutes ces violations des droits de l'homme qui sont pain quotidien dans les régimes dictatoriaux. Une tragédie familiale écrite avec force, justesse et réalisme. Citrouille
Finesse de la psychologie, simplicité de l'écriture, vérité historique et, hélas, encore d'actualité, rendent ce témoignage sur la barbarie tout à fait saisissant. Notes Bibliographiques
La forme épistolaire et le style très retenu nous permettent de suivre pas à pas le chemin intérieur de Melina qui dit d’elle-même : Moi, la pleureuse, la traîneuse de fantôme… Elle passe du présent vide au passé lumineux, de l’émotion brûlante à l’engagement dans l’action, d’une chambre d’enfant à la salle sans fenêtre d’un tribunal. Véronique Massenot évite avec bonheur et simplicité l’écueil de l’effusion. Seul compte le souci de la vie contre la bête immonde. Au fond, il est bon que ces lettres, adressées à tous, soient publiées dans une collection jeunesse. Pour demain, et plus.
Encres Vagabondes
Ce texte très dense évoque avec beaucoup d'émotion et de pudeur les difficiles situations affectives et morales éprouvées dans certaines histoires familiales. L'école des parents
L’auteur fait preuve d’un beau talent d’écriture. A la douceur du souvenir succède la douleur du bonheur perdu. Jamais rien de grandiloquent, mais l’expression nue du sentiment maternel accompagnée de l’énergie du désespoir. Nous voulons lire !
Neuf lettres qui disent la révolte, l’espoir et le désespoir, l’amour et la destruction de la vie, la nécessité de continuer à vivre malgré tout. (…) Un livre fort sur une histoire récente qui est une plaie toujours ouverte. La revue des livres pour enfants
Pourtant dans cet ouvrage, nulle barbarie, rien d’insoutenable sinon l’implacable absence, la réflexion et les souvenirs qu’elle suggère. Comme Melina, Véronique Massenot tourne son regard vers la vie. Son livre, aussi grave soit-il, porte un formidable message d’espoir. Au-delà du politique, elle privilégie l’humain. Au-delà de la souffrance, parle une langue universelle, intime. Le Progrès
Sur la toile
C'est un roman épistolaire poignant. C'est un texte tragique qui décrit avec réalisme les violences, qui dénonce les atrocités, les tortures et les disparitions qui sont si courantes dans les pays soumis à des dictatures. Ce tout-petit livre de 90 pages est un grand livre par le sujet et la qualité de l'écriture, par la sobriété de ces pages d'écriture qui, peu à peu, permettent à Melina d'exorciser ses terribles souvenirs et d'accepter la mort de sa fille, puis de continuer à vivre et à combattre.
Pour ne pas oublier que cela existe encore aujourd'hui. Mieux qu'une leçon sur les Droits de l'homme, ou en complément. A lire et à faire lire dès 12-13 ans.www.livres-jeunesse.net © Jean TANGUY
(…) Il y a pourtant moyen d'exprimer des sentiments semblables dans une langue universellement compréhensible et Véronique Massenot le démontre d'émouvante façon. Dans une Argentine sous la coupe de l'arbitraire militaire, les disparitions blessent plus cruellement encore que les meurtres. La mère dont l'enfant a été enlevée ne sait plus si elle espère en vain. Elle écrit d'admirables lettres à celle qui, peut-être, n'existe plus, mais ne peut les poster. Beau petit livre au ton juste. Nuit Blanche/Québec
Il n'y a pas d'âge pour lire ces lettres. Le sujet traité est très actuel et dans une écriture facile d'accès sans y être pour autant banalisé ou infantilisé. Très particulier. Bien écrit. Émouvant. On ressent au fur et à mesure de la lecture ce que peuvent ressentir les parents d'enfants qui disparaissent tant par la persécution d'une dictature que par un simple enlèvement. Titres en têtes/Québec
10:00 Publié dans Lettres à une disparue | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : littérature jeunesse, critique
18.02.2008
Littérature sans frontières
Parce qu'il est doux pour moi de me savoir lue loin d'ici, et avec autant de sensiblité, j'ai le plaisir de vous faire partager la lecture d'un article paru dans L'EXPRESS... de l'Île Maurice.
Vous êtes nombreux à venir feuilleter ces pages depuis les cinq continents, d'Afrique et d'Amérique notamment. Merci à vous, merci beaucoup !
Surtout, n'hésitez-pas à m'écrire, même simplement pour me faire un signe, cela me fait toujours plaisir... et je réponds - le nom de ce carnet n'est pas une plaisanterie ! (Si vous ne souhaitez pas laisser de commentaire, vous pouvez utiliser mon adresse courriel, que vous trouverez sur mon site.)
@ bientôt ?
11:14 Publié dans Lettres à une disparue | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : littérature, roman, Lettres à une disparue, Île Maurice, voyage, critique
20.12.2007
Panique à La Poste !


09:30 Publié dans Le courrier des lecteurs, Lettres à une disparue | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : courrier, lettres, collèges, correspondance
05.10.2007
Quatrième édition ! (suite)
Pour ses presque 10 ans d'existence, mon tout premier livre change de peau. Il conserve heureusement sa belle illustration originale, signée Alain Millerand. Pour le reste - rabat ou quatrième de couverture - c'est assez réussi. Moi qui aime le noir, le rouge et le violet, je suis comblée !
Mais maintenant, j'attends avec impatience des nouvelles de mon petit Soliman... qui est épuisé. Hachette m'avait dit que, d'après leurs calculs, il restait du stock pour alimenter les commandes jusqu'en 2008. Les faits prouvent le contraire et voilà, cette semaine, deux collèges qui m'appellent au secours pour que je leur trouve des exemplaires. Grrrrrr !
À signaler, tout de même, le nouveau site du Livre de Poche Jeunesse, vraiment tourné vers les professeurs : vous y trouverez, notamment, la fiche pédagogique de Lettres à une disparue.
09:30 Publié dans Lettres à une disparue | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : lettres à une disparue, littérature jeunesse, roman, collège
28.09.2007
Quatrième édition !
Pour ses presque 10 ans d'existence, mon tout premier livre change de peau. Il conserve heureusement sa belle illustration originale, signée Alain Millerand.

09:10 Publié dans Lettres à une disparue | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : lettres à une disparue, littérature jeunesse, roman, collège
25.01.2007
Courriels et courrier
Jeune enseignante de français dans un collège de la banlieue parisienne, j'envisage de lire votre magnifique et touchant Lettres à une disparue à mes élèves dans le cadre de ma séquence sur l'épistolaire (programme de 4ème). Il s'agirait de lire une lettre au tout début de chaque séance, sans même en faire une analyse méthodique, juste pour le plaisir... Je n'ai jamais testé ce procédé mais mes 29 ados adorent que je leur fasse la lecture des textes que l'on étudie en classe.
J'en viens maintenant à ma petite demande : pourriez-vous leur adresser un petit mot d'entrée en matière, une sorte d'invitation à se plonger dans cette lecture collective, qui deviendra je le souhaite une expérience forte et émouvante dont ils se souviendront. En vous remerciant par avance et vous félicitant pour l'ensemble de vos ouvrages,
Sandrine N., professeure de lettres.
Alors, j'ai écrit ceci :
Chers (futurs) lecteurs,ou chers auditeurs - peu importe !par la voix de votre professeure, vous entendez la mienne. Et par la mienne, vous entendrez bientôt celle de Melina... qui écrit des lettres à sa fille, "disparue" dans la terreur muette d'une dictature.Vous verrez, je n'ai pas situé mon roman, ni dans le temps ni dans l'espace : on ne sait donc jamais ni où ni quand se déroule l'histoire. Parfois, c'est vrai, cela trouble un peu le lecteur. Mais si j'ai fait ce choix, c'est pour une raison précise, et simple. Je ne voulais pas qu'à la lecture de mon texte, on puisse penser : "Voilà les horreurs qui ont eu lieu en Argentine dans les années 70. Heureusement, maintenant c'est une affaire classée !"Car non, hélas, tout cela n'est pas fini. En Argentine, oui. Et au Chili aussi. Tant mieux, bien sûr... même si justice n'a pas été rendue aux "disparus" et à leurs proches - comme vous le comprendrez à la fin du roman. Ailleurs, plus récemment, d'autres "disparitions" se sont produites. En Algérie, au Kosovo ou en Irak.Quand vous entendrez Melina, pensez aussi à tous ces gens, qui vivent sur la même Terre que nous, à quelques heures d'avion d'ici. Dans leurs poitrines, ils ont un coeur semblable au nôtre, qui bat de la même envie de vivre que nous. Et pourtant...Mais, n'est-ce pas rassurant de savoir que l'on forme, vous et moi, tous ensemble, sans nous connaître, une sorte de chaîne humaine qui gardera la mémoire de ces "disparus" ?N'est-ce pas rassurant de savoir qu'il y a des cœurs, ailleurs, pour écouter le cri qui s'échappe du vôtre ? Des cœurs ouverts, amis ou frères, pour partager la douleur et la consoler. Se souvenir, se soulever, rêver de justice et de paix...Aussi, je vous l'écris comme je le pense : je suis fière, aujourd'hui, de me trouver à vos côtés... par la magie de la littérature ! (Et grâce à votre professeure.)Bonne lecture à vous - ou plutôt, bonne écoute !Avec mes pensées les plus fraternelles,Véronique Massenot.
Mille mercis pour ce joli message !
Le hasard a voulu que je lise la 1ère lettre lundi dernier, au lendemain de la mort de Pinochet. (...)
Certains de mes élèves ignoraient l'idée même de dictature. Ma séquence sur l'épistolaire a ainsi pris une direction particulière : à ce jour, nous avons étudié Le déserteur de Boris Vian, les lettres insérées dans L'enfant multiple d'Andrée Chédid, des lettres authentiques d'Algériens publiées dans Le Monde en 1997 témoignant des atrocités de la guerre.
Merci, réunies par votre oeuvre, nous sommes plus fortes pour faire de ces jeunes adolescents de futurs citoyens responsables et sensibles.
Bonjour à vouset merci de m'avoir ainsi tenue au courant.En effet, le hasard de l'actualité a "bien" fait les choses...Et je suis très heureuse de m'être trouvée, grâce à vous, en compagnie de Boris Vian, qui est l'un de mes auteurs préférés. J'espère que vos élèves ont été sensibles à tout cela...J'en profite pour vous souhaiter de bonnes fêtes !Bien à vous,Véronique.
Chère Véronique,curieusement, notre lecture de Lettres à une disparue s'est ouverte sur la mort d'Augusto Pinochet et s'est achevée, aujourd'hui, sur celle de Saparmourat Niyazov. Cet ancrage dans la réalité a renforcé, je pense, la puissance de votre démarche, celle d'avoir écrit pour les jeunes un roman pacifiste, engagé et poignant que j'ai eu beaucoup plaisir à transmettre à mes élèves tout en les guidant dans cette découverte d'un monde qu'ils ignoraient.C'est ainsi que vous, auteure, et moi, professeure, avons oeuvré pour la paix et de respect de l'Homme en touchant les âmes et les coeurs de ces vingt-neuf futurs citoyens.Pour vous remercier, voici les lettres de mes élèves, ni retouchées, ni guidées, afin de leur laisser toute leur spontanéité...En vous souhaitant de très belles fêtes,Sandrine.
10:45 Publié dans Le courrier des lecteurs, Lettres à une disparue | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : littérature jeunesse, collège, dictature



































