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20.11.2015

Une semaine à peine...

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Beirut ~ Ibrahim Maalouf

Mon hymne intime...

 

C'était il y a une semaine à peine. Peine à écrire, à travailler, peine à vivre même, peine... tout court. Courte, si courte, la vie arrachée, la vie volée, violée, niée. Et Paris de nouveau visée, après Beyrouth et tant d'autres avant elles, d'autres villes, d'autres vies qui valent tout autant, partout et en tout temps, autour de la planète. Nettoyer la plaie, panser - et penser - la blessure... Sûre de rien, non, de rien, sinon qu'il n'y a pas d'autre chemin sur Terre que celui de l'amour. L'Amour avec un grand A - celui-là même qui se tient debout, bien droit, dans ce mot que j'aime tant : frAternité.

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20:44 Publié dans Billets d'humeur | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | Pin it!

12.01.2015

La plus difficile

Depuis bientôt 10 ans que je publie mes notes ici, me voilà aujourd'hui certainement devant la plus difficile à écrire... Car il s'agit de rendre hommage, en guise d'adieu, à un homme lâchement assassiné mercredi, dans l'attentat contre Charlie.

Ce matin-là, Michel était venu rendre ses dessins à Cabu, qui les avait exposés lors du dernier Rendez-Vous du Carnet de Voyage, en novembre dernier. Très gentiment, sachant que cela lui ferait plaisir, Cabu invita Michel à rester assister à la première conférence de rédaction de l'année. Vous connaissez la suite.

Je ne sais à qui m'adresser... À toi, Michel, qui ne peux plus me lire ? À vous, sa femme et sa fille, dont j'imagine la peine immense ? À vous, mes amis du beau Rendez-Vous, organisateurs bienfaiteurs et confrères carnettistes, trop tôt réunis dans ce grand chagrin ? Aux amoureux fous de voyage, à ceux pour qui la vie ne vaut qu'un crayon à la main, comme ceux de Charlie ? À tous, tous, tous ? Même à ceux qui osent trouver quelque excuse aux assassins ?

Oui, pourquoi pas ? Ceux-là, j'aimerais qu'ils sachent au moins une chose... Dès 2009, Michel fut l'un des parrains les plus enthousiastes de notre projet de carnet palestinien. Je n'ai pas connu Michel en Auvergne, ou à Paris, mais à Ramallah. Fidèle à la devise ("Il faut aller voir") de l'association qui organise le festival, il était venu avec nous, rencontrer deux jeunes photographes et journalistes sur place pour les inviter à venir exposer avec nous. Ainsi, mon premier souvenir de toi, Michel, se passe autour d'un bon repas halal.

 

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Ce soir-là, tous ensemble sur Al Mannara Square.

 

Michel, pour moi, c'est d'abord un sourire complice, l'œil qui frise, des mains qui parlent et une voix qui accueille. Peut-être ne l'ai-je pas assez connu pour assister à l'un de ses célèbres coups de gueule ? Je garde surtout en mémoire notre conversation sur l'écriture, à l'arrière d'une voiture, sur la route 60 qui traverse la Cisjordanie, puis la visite recueillie de la "Mosquée d'Abraham" et celle, bouleversée, de la vieille ville d'Hébron sous l'emprise des colons...

Les deux journalistes palestiniens, Saed Karzoun et Muhammed Muheisen, le premier depuis Ramallah, le second du Pakistan où il est en reportage dans un camp de réfugiés, nous ont fait part de leur immense tristesse, comme en témoigne ce message, envoyé par Muhammed: «Je suis sans voix, choqué et triste, je ne sais pas quoi dire, j’ai suivi les nouvelles et j’étais inquiet, mais jamais l’idée que Michel soit parmi les victimes ne m’a traversé l’esprit. Je suis tellement désolé et triste. Je n’ai eu que de très bons moments avec lui. Nous avons passé des journées entières ensemble, il fut mon invité, dans ma maison... Cela me brise le cœur. S’il vous plaît, transmettez mes condoléances à sa famille.»

 

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Hommage de la revue Bouts du Monde.

 

Mon dernier souvenir de toi, c'était il y a deux mois : le jury du Grand Prix se réunissait à Paris, au siège de la fondation Michelin. Lauréate de l'année précédente, j'avais l'honneur d'y participer à mon tour. Nous étions huit autour de la grande table. L'idée de juger mes confrères ne m'enchantait pas trop, mais tu as su me mettre à l'aise. Tu animas chaleureusement les débats, t'emballant pour tel ou tel, et tu nous fis part de ta grande admiration pour Cabu - tu venais de le rencontrer - pour son talent, mais aussi pour sa modestie, sa gentillesse et son total désintéressement.

Après les délibérations, nous nous retrouvâmes tous les huit au restaurant du coin : la matinée prit fin, arrosée de rires et de vin. Quelle tristesse de savoir que plus jamais je ne partagerai ta table et ta conversation, pas même un sourire complice...

Michel, t'ai-je assez remercié pour ton soutien sans faille ? Je n'en suis plus très sûre. À la fin du livre, évidemment. Mais de vive voix ?

Merci pour ta fidélité, ta générosité, ta grande humanité. Personne ne t’oubliera, ni ici, ni à Ramallah.

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Hommage de Bruno à Michel.

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14:58 Publié dans Billets d'humeur, Carnet de voyage | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : hommage, carnet de voyage, michel renaud, charlie hebdo | |  Facebook | | | Pin it!

08.03.2014

Femmes du jour

F3t.jpgEn ce 8 mars, où l'on célèbre chaque année la moitié de l'Humanité dont par hasard je fais partie, j'ai très envie de rendre hommage aux femmes qui s'engagent et qui luttent.

Certaines le font parce qu'elles n'ont pas d'autres choix : pour elles, c'est une question de survie. D'autres, qui pourraient se contenter de vivre un quotidien plus facile et plus confortable, choisissent de le faire. Sans doute ces dernières diraient que, pour elles aussi, nécessité fait loi : comment supporter de rester sans réaction, alors qu'elles ont connaissance de telle ou telle situation, particulièrement injuste ?

Je pense notamment à la Coalition Internationale des Femmes contre le blocus de Gaza. Parties rejoindre, pour le 8 mars, les Gazaouites à l'origine de cet appel au secours, elles ont été stoppées à l'aéroport du Caire et n'ont pas pu - comme c'était à prévoir - entrer à Gaza. Medea Benjamin, co-fondatrice de l'organisation CODEPINK et leader de la délégation a fait les frais de son engagement solidaire. Et elle n'est pas la seule. Je suis évidemment de tout cœur avec elles... et vous invite à lire l'article paru dans Métro jeudi dernier : "Si Gaza était une femme".

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Par ailleurs, je veux profiter de cette note pour exprimer ma colère sur un tout autre front, géographiquement plus proche de moi celui-là puisqu'il se trouve ici, où je vis, dans la France de 2014 - ce qui me semble à peine croyable.

Alors non, je ne vais pas vous parler de Tous à Poil ! même si l'envie de le faire fut forte ces derniers temps. Mais comme je partage en tout point l'avis de Denis Cheissoux, ce sera plus simple (et beaucoup plus amusant) pour vous d'écouter ce qu'il en a (très bien) dit sur France Inter...

Ce qui me met en rogne, ce sont toutes les bêtises colportées autour de cette pseudo "théorie du genre" et de son hypothétique enseignement à l'école. Je m'interroge... Les gens qui diffusent ces rumeurs sont-ils de bonne foi ? Croient-ils réellement ce qu'ils disent ou cherchent-ils à manipuler les autres ? Mais au fond, peu importe - le résultat est là. Et, sur ce sujet comme sur d'autres hélas, j'ai le sentiment que nous sommes face à un défi de taille : parvenir à penser la complexité.

C'est un fait, la rapidité de réaction que nous offrent nos moyens de communication actuels nous conduit à aller au plus court, plus simple, plus "choc". Pour certaines choses, oui, c'est vraiment bien, utile et intéressant. Mais pour d'autres... assez dangereux, voire très inquiétant. Concernant cette histoire de "genre", pensez-vous que les excités qui se sont lancés tête baissée dans ce faux combat ont pris la peine de lire cet article ? Écrit par des universitaires, il démonte consciencieusement la rumeur point par point puis explique ce qu'est le concept de "genre" - un outil théorique, scientifique, pour étudier les sociétés passées ou présentes, proches ou lointaines, et la répartition des rôles au sein de celles-ci. Personnellement, j'en doute.

Il est très rare que je parle politique ici, mais comment ne pas réagir devant ces affiches de la Manif Pour Tous, qu'à première vue j'avais cru parodiques ?

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Parfois, j'avoue : face à ce genre (!) de... de... - je cherche le mot suffisamment fort pour faire écho à l'ampleur de mon désarroi et je ne trouve pas - je me sens désarmée. Oyez, les gars-les filles ! Ni épée, ni baguette magique : ce qu'il vous faut, c'est un cerveau (et puis vous en servir) !

Ce qui est positif, peut-être, dans ce grand coming out rétrograde et décomplexé, c'est qu'il aura réveillé la conscience féministe de quelques uns, qui pensaient ces combats gagnés une fois pour toutes. Non seulement il faut parvenir à penser la complexité, mais aussi le mouvement. C'est épuisant... mais passionnant, finalement, non ? (Comme la vie, quoi.)

Pour conclure, je vous offre une jolie photographie de nuit. Elle a été prise avant-hier par le fils d'un ami, qui m'a autorisée à la publier ici - ce dont je le remercie fraternellement. Il s'agit du QG de campagne de la candidate "divers droite" des Sables-d'Olonne... 

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Hum... Quand j'écris "rétrograde et décomplexé" vous voyez ce que je veux dire ?

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10:20 Publié dans Billets d'humeur, Signons ! | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : 8 mars, journée de la femme, gaza, égalité, combat | |  Facebook | | | Pin it!

22.03.2013

Petit trafic d'@mis...

Pour une fois, chers lecteurs, les propos qui vont suivre risquent de déconcerter, voire d'ennuyer mortellement, bon nombre d'entre vous... qui n'êtes peut-être pas sur Facebook. Si tel était le cas, je vous prie de bien vouloir m'en excuser d'avance. (Cela ne se reproduira plus, promis-!) Seulement, certaines pratiques observées récemment sur ce réseau m'ont donné envie de partager avec vous quelques réflexions. J'ignore si le comportement des "facebookiens" fait d'ores et déjà l'objet d'études universitaires en sciences humaines et sociales, mais je suis sûre qu'il y a matière...

Donc, oui. J'ai un "compte" sur ce fameux "réseau social". Je n'en fais pas spécialement de publicité ici, car je ne souhaite pousser personne à s'y inscrire, ni multiplier mes propres contacts. Cela n'a pas toujours été le cas : c'est l'expérience qui m'a poussée à revoir ma position - pour une histoire de "bonne distance".

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Qui fréquente Facebook sait combien y trouver la "bonne distance" avec chacun de ses interlocuteurs est parfois difficile. Prenons un exemple au hasard : moi. Qui sont mes @mis ? D'abord, des amis de la "vraie vie" et des membres de ma famille, proche et plus lointaine. Ensuite, beaucoup de confrères-et-sœurs créateurs, rencontrés lors d'événements culturels ou croisés virtuellement (forum professionnel, site, blog, etc.) parce que j'apprécie leur travail, leur manière de le faire ou leur univers. Des professeurs, des bibliothécaires, des libraires, des journalistes, des organisateurs d'événements ou des lecteurs fidèles qui apprécient mon travail et avec lesquels j'ai déjà un tant soit peu échangé. Enfin, quelques (très, très) rares éditeurs, que je connais un minimum. Car tout est là : puis-je m'adresser de la même manière à d'éventuels futurs "employeurs" et à mes "vieux potes" de lycée ? Évidemment non. D'où cette histoire de "bonne distance"...

Pourtant, à mon arrivée sur Facebook, en 2008, j'avais une grande soif d'@mitié : je faisais de nombreuses demandes, notamment dans mon milieu professionnel, et acceptais presque toujours celles que l'on m'adressait. Mais j'ai vite compris qu'au-delà d'un certain nombre de contacts (500, 600 maximum) Facebook devient moins amusant. Non seulement il faut trouver la "bonne distance" entre des amis proches et de parfaits inconnus pour sans cesse adapter ses propos, mais également y passer beaucoup (trop) de temps dans l'espoir de prendre connaissance des publications de chacun. Or souvent, celles qui nous touchent de près ou nous intéressent vraiment sont noyées au milieu des autres. C'est pourquoi, contrairement à d'autres qui continuaient de collectionner les @mis jusqu'à atteindre la limite autorisée (5000) - au point d'ouvrir ensuite un deuxième compte afin de poursuivre la manœuvre ! - j'ai décidé de faire un choix parmi mes @mis pour ne garder que ceux avec lesquels j'avais de vrais échanges, virtuels ou pas, mais réguliers.

Depuis, le réseau a innové en proposant de classer ses relations selon leur proximité ("@mis proches" ou "connaissances") et de préciser, chaque fois que l'on prend la parole, auxquels des deux auditoires on s'adresse. On peut aussi choisir d'être ponctuellement lu de tous en publiant un statut "public" - ce qui me permet de relayer sur Facebook les notes que j'écris sur ce blog, par exemple.

Mon activité d'auteure m'encourageant à communiquer avec un maximum de lecteurs, j'aurais pu ouvrir ce que l'on appelle une "page". Pour ceux qui ne connaissent pas bien Facebook - et qui, vraiment très méritants, n'auraient pas encore décroché à ce stade de ma note ! - la page est une sorte de vitrine. On y rassemble non pas ses @mis mais des "f@ns" (ou "@mateurs") de ce que l'on fait. Sur sa page, un artiste s'adresse donc à des inconnus qui apprécient son travail et ont fait la démarche volontaire de venir le lui dire en cliquant sur "J'aime". C'est un véritable outil professionnel : chaque personnage public, équipe sportive, groupe musical, musée, lieu de spectacle, journal, institution, marque... en a une et s'en sert pour communiquer vers ses clients, usagers, fans ou autres aficionados. C'est aussi un moyen de mesurer sa popularité.

Même si je comprends l'utilité d'ouvrir une page - et respecte évidemment ceux qui en font le choix - je préfère continuer ainsi : n'avoir qu'un seul compte - où l'on entre pas si facilement ^^ - et ne pas multiplier ma présence sur le réseau. Si quelqu'un apprécie mon travail au point de vouloir le suivre, sans pour autant ni entrer dans mon cercle d'@mis, ni me faire entrer dans le sien, Facebook lui permet de s'abonner à mes actualités publiques. Pour moi, cette fonction fait office de page : cela me suffit.

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Petit bémol, tout de même. Lorsque je dis que je respecte ceux qui choisissent d'ouvrir une page, ce n'est pas tout à fait exact. Certaines pratiques récentes me semblent à la limite de la malhonnêteté... Je ne respecte donc que ceux qui jouent le jeu !

Depuis quelques mois, en effet, Facebook permet de transformer son "compte" en "page" - et, par conséquent, ses "@mis" en "f@ns". Certains petits malins ont donc sauté sur l'occasion. Après avoir fait des demandes d'@mitié tous azimuts auprès de gens qu'ils ne connaissaient pas - en les "recrutant" sur des comptes @mis, opération forcément exponentielle ! - jusqu'à atteindre la limite autorisée des 5000, ils ont soudain pu se prévaloir d'une page directement pourvue de plusieurs milliers de f@ns ! Pratique, non ? Même plus besoin d'attendre que les gens fassent eux-mêmes la démarche volontaire de cliquer sur "J'aime" ! Et le plus cocasse dans l'histoire, c'est que ces personnes sans doute en mal de reconnaissance avaient souvent déjà ouvert une page avant... qui plafonnait péniblement à quelques centaines de (vrais) f@ns !

J'aime Facebook aussi pour cela : c'est un poste d'observation fabuleux offert à qui est un peu curieux du comportement de ses contemporains. Dans ce cas, la candeur des uns, flattés d'être l'objet d'une demande d'@mitié inattendue, y fait la prétention ridicule et malhonnête des autres, gonflés d'orgueil et sûrs d'avoir berné leur monde...

Si je puis me permettre un conseil aux "facebookiens" qui me lisent : allez vérifier la liste de ces pages que vous êtes censés aimer... Vous pourriez avoir des surprises en vous découvrant f@ns "à l'insu de votre plein gré" ! ;-)

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14:52 Publié dans Billets d'humeur | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : facebook, compte, page, réseaux sociaux, communication, supercherie, f@ns, @mis | |  Facebook | | | Pin it!

06.12.2012

Souvenirs de Montreuil

Le Salon du Livre et de la Presse Jeunesse de Seine-Saint-Denis (plus communément appelé « Salon de Montreuil ») n'est pas un salon comme les autres. Et, pour être honnête, de tous ceux auxquels j'ai participé en 15 ans de métier - ben si... déjà ! - c'est de loin le moins « emballant ».

D'abord parce que c'est immense, aussi bruyant et surchauffé qu'un grand magasin parisien à la veille de Noël - le genre d'endroit où, d'habitude, je prends bien soin de ne jamais mettre les pieds - bref, une sorte d'usine à vendre du livre jeunesse au mètre linéaire. Comment ne pas se sentir perdu, misérablement inutile, même avec un certain nombre de publications au compteur, au milieu de ces piles de "produits culturels" dernier cri appâtant sans complexe le chaland, à grands coups de chapeaux en papier, de peluches géantes et de présentoirs tape-à-l'œil ? Chaque année je m'interroge : suis-je "bêtement" agoraphobe ou plus gravement Montreuillopathe ? Bon, masochiste, c'est sûr, puisque j'y retourne inlassablement... (Ma consœur Pascale Maret cause très bien de tout ça - j'adore ! Sur le même sujet, voir aussi cet article.)

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(photo SLPJ / source Facebook)

Ensuite, d'un point de vue plus professionnel peut-être, il y a aussi le fait que tous les stands du salon, parfois tenus et gérés par des libraires, sont ceux de nos éditeurs. (C'est très rarement le cas sur les autres salons.) Du coup, si vous publiez chez plusieurs d'entre eux - certes, vous avez plus de chance d'être sollicité pour une séance de dédicace mais - vous avez le sentiment un peu étrange d'être débité en rondelles : vous signez le mercredi sur le stand des éditions Machinchouette, le vendredi chez Untel Jeunesse et le dimanche, sous une autre enseigne encore... chaque fois des livres différents. Vous voyez ce que je veux dire ?

Bien sûr, c'est un peu votre faute. Si vous étiez plus fidèle à votre éditeur cela ne se passerait pas comme ça ! Mais c'est ainsi : en édition jeunesse, bien plus qu'en littérature générale, l'union libre prévaut. Et c'est plutôt très chouette ! Sauf à Montreuil. D'ailleurs, cela donne parfois de drôles de situations : je doute fort, par exemple, que les éditeurs d'Actes Sud Junior et Sarbacane aient été super « emballés » de découvrir qu'ils avaient eu la même (excellente !) idée de décorer leurs deux stands, placés côte à côte, aux couleurs d'Aurélie Guillerey, qu'ils publient tous les deux...

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(photos Sarbacane / source Facebook)

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(source Facebook)

 

Bon, je râle, je râle, mais au final j'ai quand même passé de très bons moments là-bas ! La preuve en images...

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Vendredi, sous les Tropiques...

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...et samedi aussi, en visiteuse de (la belle) Priya Hein !

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Sur le stand du Ricochet, Pascal Vilcollet a un boulot MONSTRE !

 

Un grand MERCI à tous ceux et celles qui ont pris la peine de venir me voir vendredi ou samedi, et parfois même les deux ! Pour tous les vilains qui ont fait salon buissonnier - comme je les comprends ! - une séance de rattrapage est prévue bientôt (samedi 15) dans une librairie de ma ville, avec juste une chaise, une table et tous mes petits livres chéris réunis dessus ! @ vite :-)

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