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08.02.2008

Des pizzas postales, pardi !

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J'espère qu'elles sont bien arrivées !

 

07.02.2008

Mékesketufabrik ?

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Alors ? À votre avis ?

10:30 Publié dans Aéropostale, Chroniques d'ateliers | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : jeu, devinette, peinture, pizza postale | |  Facebook | | | Pin it!

31.01.2008

Correspondance & Cie (épisode 4, janvier 2008)

[Contenu sauvegardé du blog « Le Courrier d'Honorine » (fermé depuis) ayant accompagné les élèves de l'atelier tout au long d'une année très créative.]

 

Tous Accros d’Acrostiche !

jeudi 17 janvier 2008

Suite à la résolution de l’énigme littéraire – et dans l’idée d’écrire des « lettres » en prenant ce mot au pied de lui-même ! – nous nous lançons dans la fabrication maison d’acrostiches. Nous en lisons quelques exemples, puis mettons doucement nos cerveaux en ébullition…

Mais d’abord, d’où vient ce mot étrange et que signifie-t-il ?

Acrostiche vient du grec akros « extrémité » et stikhos « vers » : c’est un poème dont les lettres initiales de chaque vers forment un mot quand on les lit de haut en bas.

Quelques exemples lus ensemble :

1- Acrostiche d’un courtisan au Roi Louis XIV

Louis est un héros sans peur et sans reproche

On désire le voir. Aussitôt on l’approche,

Un sentiment d’amour enflamme tous les cœurs.

Il ne trouve chez nous que des adorateurs.

Son image est partout… excepté dans ma poche.

2- Anonyme (double acrostiche)

Amour parfait dans mon cœur imprimA

Nom très heureux que j’aime bien NoN !

Non jamais, cet amoureux lieN

Autre que mort défaire ne pourrA.

3- Anonyme

Rivalisant avec Corneille, il nous étonna

Zut ! On laccuse !

Lorientale tintéresse.

Gare, idiot ! Dieu existe !

4- Guillaume Apollinaire, Poèmes à Lou

Lettres ! Envoie aussi des lettres, ma chérie

On aime en recevoir dans notre artillerie

Une par jour au moins, une au moins, je t’en prie…

L‘heure est venue, Adieu ! l’heure de ton départ

On va rentrer, il est neuf heures moins le quart

Une… deux… trois… Adieux Nîmes, dans le Gard.

5- Willy (une phrase entière)

Musique, tu me fus un palais enchanté

Au seuil duquel menaient d’insignes avenues

Nuit et jour, des vitraux aux flammes continues,

Glissait une adorable et vibrante clarté.

Et des chœurs alternant – dames de volupté

Oréades, ondines, faunes, prêtresses nues –

Toute la joie ardente essorait vers les nues,

Et toute la langueur et toute la beauté.

Sur un seul vœu de moi, désir chaste et lyrique,

Ta fertile magie a toujours, ô musique !

Bercé mon tendre ange ou mon brillant désir.

Et quand viendra l’instant ténébreux et suprême

Tu sauras me donner le bonheur de mourir,

En refermant les bras sur le Rêve que j’aime !

Et voilà le travail (un aperçu seulement) !

Tout a commencé par le choix du mot formant l’acrostiche. Certains se sont inspirés de l’actualité (bientôt les vacances, Noël) tandis que d’autres ont préféré rester dans l’ambiance de Lettres à une disparue (Melina, Paloma, paix, dictature). Quelques uns ont eu envie de parler de sujets divers qui leur tenaient à coeur, comme l’amour, la tristesse, la difficulté d’écrire, l’ennui, les livres, Paris ou encore le football…

 

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La Chronique du CDI

dimanche 20 janvier 2008

Conflans le mardi 11 décembre 2007

 

Cher lecteur du blog,

 

La classe écriture de 5e6 a commencé ce matin en compagnie de l’auteur, Véronique Massenot, des professeurs Martine Ligier et Cécile Berthet et moi-même, la documentaliste et 14 élèves.

Un coin du CDI est aménagé avec des tables blotties les unes à côté des autres pour se tenir chaud.

Véronique avait, lors de sa visite en tant qu’écrivain, fait cadeau à la classe d’une énigme sous forme d’acrostiche. Donc, aujourd’hui, les élèves vont écrire des poèmes acrostiches en choisissant des mots du roman « Lettres à une disparue ».

Chacun s’empare de son crayon, stylo plume.

Les « grands » passent voir, lisent les trouvailles, commentent, posent des questions. Les poèmes prennent forme.

Difficile de les faire se lever pour la récréation.

Puis, Véronique propose dans une chemise, des trésors de lettres, dessins, mots, photos découpés, de toutes tailles, de toutes couleurs et de toutes matières. Les élèves puisent là pour écrire leur poème sur du papier canson en couleur. Chacun s’applique à écrire avec des feutres argent, or, blanc, jaune, à coller, à découper des lettres, des images…

Entre deux, chaque élève vient dire son poème devant ses camarades. Tout le monde écoute l’orateur, qui s’enhardit de table en table, les réactions des spectateurs sont très spontanées : « super ! j’aime ton idée… »

Après le repas, les élèves reviennent au CDI pour peaufiner les œuvres.

Tout le monde est content.

Merci Véronique.

L’autre moitié de classe va attendre mardi prochain avec impatience. Vous aussi, peut-être, cher lecteur inconnu.

Françoise Le Corre, la documentaliste

 

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Zoom sur le Double Acrostiche

mardi 29 janvier 2008

Lors de notre première séance de travail, nous avions lu ce court poème anonyme, doublement acrostiche :

Amour parfait dans mon cœur imprimA

Nom très heureux que j’aime bien NoN !

Non jamais, cet amoureux lieN

Autre que mort défaire ne pourrA.

Malik, très créatif, a relevé le défi :

Acrostiche, ce mot qui lui plaira

Comme par hasard, pas moi, Marc

Réajuster peut-être ce mot en un mot que j’aime… « manger« 

Ou peut-être « horripiler » ou « Sao Paulo« 

Sous la Tour Eiffel de Paris

Tenir dans mes mains un testament

Important malgré lui

Composer au bord d’un lac

Heure a sonné, il faut retrouver Sarah

Et que tout cela finisse

acrom

En voici un autre, anonyme encore, en forme d’hommage à Georges Pérec, formidable écrivain français (1936-1982) qui écrivit tout un roman La disparition sans employer une seule fois la lettre « e » ! Vous noterez qu’ici, l’acrostiche se fait ausi… palindrome !

acropérec

 

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Les Voeux que Voici…

mardi 29 janvier 2008

…ont été adressés à la classe de 5ème6 du Bois d’Aulne.

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Avec la Plume {défi relevé}

mercredi 30 janvier 2008

Lors de notre première rencontre, j’avais lancé un petit défi littéraire aux élèves de 4ème6 du collège Montaigne. Il leur fallait imaginer le poème dont j’avais écrit le seul dernier vers, en forme d’hommage à Paul Eluard et qui faisait ainsi :

Mais c’est avec la plume blanche d’une colombe,

Oiseau de Paix,

Que j’écris ton nom Liberté !

Voilà comment ils ont relevé le défi :

Avec la plume de l’Hirondelle, j’écris du ciel pour te prouver mon amour éternel

Avec la plume de la Tourterelle, je te reprouve mon amour et je roucoule pour toujours

Avec la plume du Moineau, j’écris l’amour des tourtereaux et pour le 31, je t’enverrai un cadeau

C’est avec la plume de ton Oreiller que je viens me consoler pour après t’aimer

Avec une plume d’Oiseau Mouche, je t’écris tout petit et je fais mouche

Avec la plume du Hibou, je t’offre un bijou que je te mets autour du cou et je te dis Coucou

Avec la plume de la Mouette, je t’écris sous ma couette, en mangeant des cacahouètes et je deviens poète

Et donc avec la plume du Goéland, je t’écris en verlan un ver(s) galant

C’est avec la plume du Pivert que j’écris ce vers amer, vif comme l’éclair, amoureux de la mer

Avec la plume de l’Autruche, je t’écris en express mes détresses en me cachant la tête

Avec la plume de la poule, je t’écris pour te dire que tu es cool

Avec la plume du coq, je t’écris « vive la France ! » et « Cocorico ! »

Et c’est avec les plumes de tous ces oiseaux que j’écris ton nom, Véronique Massenot

 

Mais c’est avec la plume blanche d’une colombe, oiseau de Paix,

Que j’écris ton nom liberté !

Les élèves de 4°6, Collège Montaigneplume4.gif

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Donnez-Moi de Vos Nouvelles !

jeudi 31 janvier 2008

 

Pour la première séance d’écriture avec la classe de 4ème6 du collège Montaigne, je me suis inspirée de l’actualité. J’ai lu un extrait de la lettre qu’Ingrid Bétancourt envoya récemment à sa mère pour prouver qu’elle était en vie. Puis j’ai demandé aux élèves de s’imaginer dans la peau de quelqu’un qui veut joindre une personne, très importante pour eux, mais perdue de vue depuis longtemps ou très éloignée, dans le but d’obtenir d’elle une réponse, des nouvelles – bref, un début de correspondance…

 

Voici l’extrait de la lettre d’Ingrid Bétancourt :
Parue le 01/12/2007 dans El Tiempo

C’est un moment très dur pour moi. Ils demandent brusquement des preuves de vie et je t’écris, mon âme tendue sur ce papier. Je vais mal physiquement. Je ne me suis pas réalimentée, j’ai l’appétit bloqué, les cheveux me tombent en grandes quantités.

Je n’ai envie de rien. Je crois que c’est la seule chose de bien, je n’ai envie de rien car ici, dans cette jungle, l’unique réponse à tout est « non ». Il vaut mieux donc n’avoir envie de rien pour demeurer au moins libre de ses désirs. Cela fait 3 ans que je demande un dictionnaire encyclopédique pour lire quelque chose, pour apprendre quelque chose, pour maintenir en vie ma curiosité intellectuelle. Je continue à espérer qu’au moins par compassion, ils m’en procureront un, mais il vaut mieux ne pas y penser.

Chaque chose est un miracle, même t’entendre chaque matin, car la radio que j’ai est très vieille et abîmée.

Je veux te demander, Mamita jolie, que tu dises aux enfants qu’ils m’envoient trois messages hebdomadaires (…). Rien de transcendant si ce n’est ce qui leur viendra à l’esprit et ce qu’ils auront envie d’écrire (…). Je n’ai besoin de rien de plus mais j’ai besoin d’être en contact avec eux. C’est l’unique information vitale, transcendante, indispensable, le reste ne m’importe plus (…).

Et voilà le travail (un aperçu seulement) !


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Les Vœux que Voilà…

jeudi 31 janvier 2008

…se sont envolés vers la 4ème6 du collège Montaigne.

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Les Vœux sont Faits !

jeudi 31 janvier 2008

Les élèves de 5ème6 ont pris leurs plus belles plumes…

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…et fait leurs voeux pour 2008 !

 

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Déambulation

jeudi 31 janvier 2008

frame2827758.jpgClaire Galeyrand, comédienne, anime l’atelier d’écriture du collège des Hautes Rayes. Lors d’une séance, elle invita les élèves à déambuler dans le CDI deux par deux – l’un en aveugle, l’autre servant de guide, et inversement – puis de coucher leurs impressions par écrit. Voici un (petit) aperçu du fruit de ce travail :

Aujourd’hui j’ai rencontré un livre avec des dents, j’ai fait connaissance avec lui, il s’appelait Dracula…

J’ai aperçu un livre vivant, il est tombé tout seul, ou plus exactement tout seul avec l’aide d’Issam… A mon avis, mon gentil p’tit Sammy et lui ont fait connaissance… Je pense aussi qu’ils sont devenus amis car Issam est allé le voir souvent.

J’ai rencontré un livre perdu… Ou alors il jouait à cache-cache, mais en tout cas, il était tout seul, il s’appelait Lou ; j’ai vu aussi Guillaume, il m’a parlé, mais les adultes lui ont dit de se taire ; à mon avis, c’est pour que les livres puissent dormir en paix.

J’oubliais, j’ai rencontré toute une tribu de dictionnaires, ils étaient très furieux, mais ça, ce n’est pas de ma faute, c’est celle de Shona et toutes ses fautes d’orthographe.

J’ai souvent croisé Maëlle, mais elle rigolait sans arrêt, c’est souvent à cause de la moquette.

J’ai aussi rencontré à plusieurs reprises Emeline au rayon Documentaires… je savais qu’elle aimait Napoléon, mais à ce point là… (Léa)

J’ai envie de murmurer une chanson, celle de Superbus qui est appelée << On Monday >>. Mais franchement je n’ai pas envie de faire deux choses à la fois. J’écris, mais pour quoi, là ?

J’écris sûrement ce que me dit cette petite voix logée dans ma tête. Mais bon… C’est un peu flou car je n’arrive pas à savoir ce qu’elle dit parfois. C’est tout silencieux, j’aime pas. Si, j’aime juste quand je ne pense à rien. Mais je pense à quoi ? Non, j’essaie de penser à quelque chose pour ne pas écrire des choses…vraiment débiles ! (Emeline)

Dans la mythologie grecque, il y a des centaures, des sphinx, des minotaures.

Dans les livres de fantaisie, il y a des elfes, des nains, des trolls.

Dans la vraie vie, il y a des tigres, des lions, et nous les humains.

Evidemment, il y a d’autres choses sur la terre, mais il n’y a pas forcément de joie en elles. (Clément)

Le paradis décrit par l’homme est une zone infinie ou les personnes décédées peuvent reposer en paix auprès de Dieu. Il est aussi dit qu’à la mort, l’âme de la personne quitte son enveloppe charnelle puis s’en va haut dans le ciel, avec Dieu pour toujours.

Moi, je ne crois pas en tout cela. Pour moi, Dieu n’existe pas et le paradis non plus.

Selon moi, ce que je crois, c’est qu’à la mort, notre âme se fait une autre enveloppe chaque fois plus belle, chaque fois plus pure. C’est peut être aussi pour ça que les gens disent que certains humain ont le cœur pur…

Moi je crois en mère nature ; d’autres pas. Chacun ses croyances, ses rêves, et vivons en paix avec nous-mêmes… (Guillaume)

Pendant le jeu de l’aveugle, j’ai vu Legolas dans le seigneur des Anneaux ; je me suis baissé pour voir des espèces de singes même si je suis pas sûr que c’était ça. C’était peut être des costumes de cannibales avec des masques rouges, mais c’était bizarre. J’ai vu aussi un clown blanc et un autre noir, comme s’il y avait un méchant et un gentil. Personnellement, je préfère le gentil… (Maxime)

Dans mes rêves, je me vois en héros qui sauve des vies, mais ce héros est différent à chaque rêve. Je ne parle pas de super héros, je parle de héros de la vie de tous les jours, comme un chirurgien qui réussit une opération vitale ou comme une personne banale qui sort quelqu’un des flammes.

Dans mes rêves, j’ai été tout : un policier qui met un terme à une guerre de gang ou même un avocat qui réussit à prouver l’innocence de quelqu’un condamné à perpétuité.

Mais le problème est que dans la vie je ne suis rien de tout cela ; je ne suis qu’un adolescent de 13 ans sans beaucoup d’histoires ou de particularité. (Clément)

Waaaaa ! Que dire de mon voyage… ?

Même si je n’ai vu que du noir, j’ai l’impression d’avoir changé de monde… Si c’est comme ça être aveugle, ça ne dérangerait pas… enfin si un peu…

Je n’aurai jamais pu voir cette magnifique plante que Maëlle m’a montrée…

Peut-être qu’être aveugle, c’est avoir les yeux dans un autre monde… Et peut être que ce monde est tellement beau, qu’ils ne veulent plus revenir…

Je pense que ce monde doit être complètement différent du nôtre… Avec des jolies fleurs roses même en hiver… Non pas comme ça, les garçons ne s’y plairaient pas…

Ça doit être un monde haut en couleur… avec un grand château, comme à DisneyLand… Oui mais le château est rose… mais il y a quand même beaucoup de garçons à DisneyLand… Euh je divague…

Oh mon dieu ! Je suis en train de dire que les yeux des aveugles sont à DisneyLand ! Cooool !! (Léa)

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10.01.2008

Chronique d'un atelier (4)

Petit retour en arrière : un peu avant les vacances, juste après notre deuxième rencontre, les élèves de l'atelier (5ème6) m'ont offert un sac en papier, comme une pochette surprise, plein de jolis cadeaux ! Voyez plutôt...

 

 
 

Merci à eux - une réponse arrive ! - et... à la semaine prochaine, pour une nouvelle séance d'écriture !

 

11:05 Publié dans Chroniques d'ateliers | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : courrier, art postal, correspondance, collège, atelier d'écriture | |  Facebook | | | Pin it!

31.12.2007

Correspondance & Cie (épisode 3, décembre 2007)

[Contenu sauvegardé du blog « Le Courrier d'Honorine » (fermé depuis) ayant accompagné les élèves de l'atelier tout au long d'une année très créative.]

 

Rencontre avec l’Auteur…

vendredi 7 décembre 2007

 

Comme le relève gentiment Clément ci-dessous, je n’étais pas en retard à notre premier rendez-vous… et prête à répondre à toutes les questions. Eux aussi étaient prêts à prendre la parole : pour se présenter, lire leur passage préféré du livre, argumenter leur choix, exposer le fruit de leurs recherches ou création. Depuis, après la parole ils ont pris la plume et nous racontent…

LA RENCONTRE AVEC VERONIQUE MASSENOT

Jérôme

Mardi 20 novembre, nous rencontrons Véronique Massenot, l’auteur de « Lettres à une disparue » que nous avons tous lu. Les élèves se présentent chacun à leur tour et disent ce qu’ils aiment faire et aiment lire. Puis, ils posent une question à l’auteur sur le métier d’écrivain ou sur son livre.

Après la récréation du matin, nous reprenons nos places et là, ce sont les élèves qui présentent devant Véronique leurs exposés sur l’Argentine. Certains commentent leur affiche concernant le relief, la capitale, les provinces… D’autres expliquent la dictature dans ce pays à l’aide de panneaux et dessins. Michaël, quant à lui, nous montre sa maquette qui nous permet de voir le contraste entre la richesse et la pauvreté et aussi le manque de liberté représenté par la prison.

A nouveau, Madame Massenot reprend la parole pour nous indiquer qu’elle remet à Madame Ligier une énigme dans une enveloppe. A l’aide d’indices que nous pouvons trouver dans son livre, nous devons la résoudre. Nous terminons cette rencontre en établissant le programme futur de l’atelier écriture et également des sorties collectives.

Joffrey

Pendant cette rencontre, Véronique Massenot a répondu à nos questions sur ses manières d’écrire, sur le livre « Lettres à une disparue ». Ceci m’a permis d’en savoir un peu plus sur la vie, la manière, la patience, le temps d’écrire un livre, l’inspiration… Avant cette rencontre, je ne pensais pas qu’être écrivain demandait beaucoup de travail, de temps et aussi beaucoup de courage (d’écrire…).

Roxane

Mardi 20 novembre, nous allons – la classe de 5ème 6 – au CDI rencontrer l’auteur de « Lettres à une disparue ». Nous lui présentons des exposés, des maquettes et des dessins (sur l’Argentine ou la dictature) que nous lui avions préparés.

Puis, nous lui posons des questions sur son métier et d’autres sujets. Je trouve ça passionnant : elle nous parle de ce qu’elle ressent quand elle écrit un roman, aussi, de ce qu’elle aime faire en dehors de ce métier (mais rien de personnel). Au fur et à mesure qu’elle nous raconte ses ambitions, j’ai l’impression que c’est de mes occupations qu’elle nous parle.

Cette rencontre était magnifique et cette écrivaine m’a donné envie d’écrire.

Clément

Mardi 20 novembre, nous avons rencontré Véronique Massenot, l’auteur de « Lettres à une disparue » qui, un peu étourdie, est venue à huit heures au lieu de neuf, mais heureusement, elle est revenue à neuf heures.

Quelques élèves ont présenté la classe à l’auteur. Ensuite, les autres élèves, y compris moi, lui ont posé des questions sur sa carrière et sur le livre « Lettres à une disparue ».

Après ces questions, Michaël a présenté sa maquette et une dizaine d’élèves ont commenté leurs différents travaux sur l’Argentine : sur sa géographie, son drapeau, ses paysages, ses coutumes et sur la dictature.

A la fin des deux heures passées avec l’auteur, celle-ci nous a donné une enveloppe très bien décorée contenant une énigme.

 

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L’Enigme {enveloppe}

jeudi 6 décembre 2007

 

Enigme

 

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Cher Monsieur

vendredi 7 décembre 2007

 

Pour m’accueillir, les élèves du collège Montaigne, qui ont très envie d’aller visiter un certain musée parisien, avaient écrit une lettre à son directeur, pour plaider ma cause …et la leur !

Cher Monsieur,

Nous aimerions vous faire part d’une idée que nous avons eue :

Nous souhaiterions qu’un nouveau mannequin de cire fasse son apparition dans votre musée, ayant les traits de Véronique Massenot, notre écrivain préféré.

Les raisons qui nous poussent à vous formuler cette demande sont les suivantes...

Tout d’abord, son talent d’auteur : nous apprécions la sensibilité de ses textes et la grande humanité qu’elle nous fait partager. Les sujets de ses livres nous font comprendre les grands problèmes contemporains, comme la guerre en Palestine.

De plus, grâce à sa future présence dans votre musée, elle gagnera en popularité, sera davantage connue et vous en tirerez les bénéfices quand elle obtiendra le Prix Nobel de Littérature et quand on saura que vous l’avez mise à l’honneur avant tout le monde…

Enfin, si vous acceptez notre demande, nos professeurs accepteront enfin de nous faire visiter votre musée.

Cordialement,

La 4ème6 du Collège Montaigne

Obtiendront-ils gain de cause(s) ? Suspense !

 

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Le Défi {enveloppe}

vendredi 7 décembre 2007

 

prenezlaplume

 

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Une Lettre de Sonia

vendredi 7 décembre 2007

 

Mon cher Guy Armand,

Comme c’était prévu, après avoir reçu ta dernière lettre, je t’écris moi aussi pour te raconter la venue de l’écrivain.Tu t’en rappelles ? Celle dont je t’avais parlé lorsque nous nous préparions à l’accueillir.

Cette première rencontre fut marquante. Tout d’abord, je ne l’imaginais pas ainsi, je pensais qu’elle serait très âgée comme la plupart des écrivains et qu’elle s’exprimerait de façon très soutenue au risque de nous ennuyer.

Mais ce n’était pas le cas. L’écrivain, qui s’appelle Véronique Massenot, est une jeune femme âgée de 37 ans, très souriante, un peu timide, qui est née dans un univers littéraire. Ses parents ayant fait des études littéraires, avaient chez eux de nombreux livres qui marquèrent la petite enfance de Véronique. Et c’était donc normal, pour Véronique de partager cette passion familiale et de devenir écrivain.

J’ai lu un de ses romans qui s’appelle « Soliman le Pacifique ». C’est un roman que j’ai beaucoup apprécié pour l’émotion de ses textes, la sensibilité et le message qu’elle veut nous faire passer. J’ai aussi aimé le personnage de Soliman, un jeune Palestinien qui vit en Cisjordanie. Il tient un vieux journal auquel il confie ses questions sur la vie et son quotidien. Il a choisi ce chemin de l’écriture à cause de la mort de son frère Chéri pendant la première Intifada. Je trouve que son roman reflète la vie des Palestiniens mais la plupart d’entre eux ne s’expriment pas comme Soliman c’est à dire dans l’écriture. Lorsqu'un de leur proche se fait tuer pour rien, il le venge. Or, lui, Soliman, ne veut pas répondre en faisant la guerre. Si tu es intéressé, je t’enverrai le livre .

Enfin, le métier d’écrivain est plutôt calme : ils restent chez eux pour réfléchir. Véronique nous a dit qu’elle passait des heures, même des jours sur quelques lignes pour que la mélodie passe… Voilà l’expression qu’elle a employée. Elle entend les mots comme des mélodies !

Dans quelques jours nous allons la revoir pour commencer le travail d’écriture… Je suis pressée ! Comme ça je vais la connaître plus et t’en dire d’avantage sur elle. Bon, je te laisse, à bientôt.

Gros Bisous.

Sonia (élève de 4ème au collège Montaigne)

 

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Dear Frankie

jeudi 20 décembre 2007

Pour fêter la fin du premier trimestre, nous allons au cinéma ! L’équipe de l’atelier a choisi de voir Dear Frankie, un film de Shona Auerbach, où la correspondance entre un petit garçon sourd et son père supposé tient le premier rôle. En voici un petit aperçu, en images et en musique…

 

Filmographie

 

Avant de choisir ce film, nous en avons vu d'autres ! Quelques pistes...

Vous avez un message > Tous les deux sont libraires. Kathleen tient une échoppe au charme suranné, The Shop Around the Corner, et a initié aux joies de la lecture des ribambelles d’enfants tandis que Joe possède une chaîne de librairies de grande surface, Fox Books, qui a rapidement éliminé ses concurrentes. Kathleen hait plus que tout au monde Fox Books tandis que Joe attend nonchalamment de rayer des librairies celle de Kathlen. Ils ne se connaissent pas mais se croisent tous les jours et, surtout, échangent une correspondance follement amoureuse par le biais d’Internet.

Le facteur > L’amitié inattendue du poète Pablo Neruda et du facteur de la petite île de la Méditerranée où il s’est exilé.

Depuis qu’Otar est parti > A travers l’histoire d’un mensonge d’amour entretenu par le biais du courrier, le portrait délicat de trois femmes de générations différentes dans la Géorgie d’aujourd’hui.

About Schmidt > Agé de 66 ans, Warren Schmidt prend sa retraite et perd par la même occasion tous ses repères. Le brusque décès de son épouse quelques semaines plus tard ne fait qu’empirer les choses. Il se décide alors à entretenir une correspondance épistolaire avec Ndugu, un petit Tanzanien qu’il parraine pour vingt-deux dollars par mois et qui lui sert de confident. Un jour, Warren prend la route vers le Nebraska où Jeannie, son unique fille, est sur le point de se marier. Entre un futur gendre qu’il n’apprécie guère et une vie sur laquelle il jette un regard de plus en plus amer, le vieil homme tente de savoir où il en est. La route promet d’être longue, pleine de rencontres imprévues et de souvenirs…

Lettres d’Iwo Jima > En 1945, les armées américaine et japonaise s’affrontèrent sur l’île d’Iwo Jima. Quelques décennies plus tard, des centaines de lettres furent extraites de cette terre aride, permettant enfin de donner un nom, un visage, une voix à ces hommes ainsi qu’à leur extraordinaire commandant. Les soldats japonais qu’on envoyait à Iwo Jima savaient que leurs chances de survie étaient quasi nulles. Animé d’une volonté implacable, leur chef, le général Kuribayashi, exploita ingénieusement la nature du terrain, transformant ainsi la défaite éclair annoncée en 40 jours d’héroïques combats. De nombreux soldats américains et japonais ont perdu la vie à Iwo Jima. Leur sang s’est depuis longtemps perdu dans les profondeurs du sable noir, mais leurs sacrifices, leur courage et leur compassion ont survécu dans ces lettres.

Broken flowers > Célibataire endurci, Don Johnston vient d’être quitté par Sherry, sa dernière conquête. Alors qu’il se résigne une nouvelle fois à vivre seul, il reçoit une lettre anonyme dans laquelle une des anciennes petites amies lui apprend qu’il est le père d’un enfant de 19 ans, et que celui-ci est peut-être parti à sa recherche. Sous les conseils de son meilleur ami Winston, détective amateur, il décide de mener l’enquête afin d’éclaircir ce mystère. Malgré son tempérament casanier, le sédentaire Don se lance alors dans un long périple, au cours duquel il retrouve quatre de ses anciennes amours. A travers ces visites-surprises, Don se retrouve confronté à son passé, et, du même coup, à son présent.

 

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21.12.2007

Dear Frankie

Pour fêter la fin du premier trimestre, les élèves de mon atelier d'écriture vont au cinéma ! L'équipe a choisi de voir Dear Frankie, un film de Shona Auerbach, où la correspondance entre un petit garçon sourd et son père supposé tient le premier rôle. En voici un petit aperçu, en images et en musique...
 
  
C'est un très joli film, tout en finesse, dont l'univers épouse pleinement le mien : trois générations malmenées par la vie abritées sous le même toit, une absence qui pèse, une quête d'identité, des liens très forts entretenus par l'écriture et les rêves de voyage.
 
Et puis - coïncidence - l'histoire se déroule en Ecosse... d'où je rentre tout juste !
 

13.12.2007

Petite invitation...

5a4a14796a6595a38c88c94d8f3ac77c.jpg ...à visiter Correspondance & Cie, la chronique en ligne de l'atelier que j'anime cette année, entourée d'une équipe de professeurs et documentalistes aussi motivée que sympathique et d'élèves particulièrement attachants. Si ce projet me prend beaucoup de temps, après seulement deux séances, je sais déjà qu'il me donnera en retour une foule de petits et grands bonheurs.
N'hésitez pas à y revenir par la suite, car nous l'enrichissons très régulièrement... @ suivre !
 

18:25 Publié dans Chroniques d'ateliers | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : atelier d'écriture, collège, correspondance | |  Facebook | | | Pin it!

30.11.2007

Correspondance & Cie (épisode 2, novembre 2007)

[Contenu sauvegardé du blog « Le Courrier d'Honorine » (fermé depuis) ayant accompagné les élèves de l'atelier tout au long d'une année très créative.]

 

Deux Lettres des Hautes Rayes

mardi 13 novembre 2007

D’abord, une visite guidée proposée par Guillaume, Mélanie, Maxime, Emeline, Clément, Florian, Julien, Othmane, Florent, Issam, Linda, Léa, Shona, Melissa, Blanche, Laurine et Maëlle. Suivons-les !

Nous sommes en 4ème et voici nos différents points de vues sur le collège des Hautes Rayes, d’où l’on vous écrit. Si vous ne le connaissez pas nous allons vous le décrire…

Oh ! Notre collège, il est marrant !

Il est comme les autres mais ce qui le rend original, c’est sa forme et ses briques rouges et orange.

Il est sur un plateau, mais il n’est pas servi !

Il s’appelle les Hautes Rayes, mais il n’y a pas de raies !

Il est entouré de champs, mais personne ne chante !

Oui, notre collège est spécial car il se situe dans les champs.

Et à la cantine, il y a des chauvessouris !!

Et quand on prend nos plateaux et qu’on sort de l’endroit où on est servi, le sol est tellement lavé au M. Propre, que l’on glisse et on tombe avec le plateau : tout le monde crie alors « Hou, Hou !! »

Quand on entre dans le collège, à droite, il y a le garage à vélos puis tout droit le hall ; quand on entre dans le hall, à droite, il y a le CDI puis tout droit la cour.

Le CDI expert en livres est spacieux et triangulaire ; la salle de musique est spéciale aussi car c’est un parallélépipède rectangle.

Il y a aussi un gymnase, en dehors, qui n’appartient pas au collège.

Dans notre collège il peut y avoir des jours calmes comme des jours agités. C’est un collège agréable, sympathique mais avec plusieurs défauts. En effet, le collège, ce n’est pas non plus le bonheur pur !

~ Les radiateurs sont toujours éteints et dehors, les bancs sont pleins.

~ Les heures de colle, les punitions, les contrôles, on n’aime pas.

~ Et commencer à 8 heures, on a du mal : c’est tôt !

Mais on ne pense pas à ça, parce qu’avant tout, on a nos amis, les vrais, ceux qu’on s’y est faits.

Ce qu’on aime, ce sont les récrés où l’on retrouve justement ses amis.

C’est notre collège bien-aimé.

Et même si le matin, c’est dur, ça vaut le coup de se lever.

A l’oral, pour rigoler, on dirait : « Notre collège, il est super méga over mortellement cool !!! »

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Et maintenant ? Une page de publicité ! (Offerte par l’Agence Maëlle !)

Soyez sûrs d’augmenter votre QI toujours en voie de développement grâce aux excellents cours donnés par des professeurs expérimentés dans leur matière dans notre collège. Ils pousseront les nerfs de votre cerveau à donner le maximum d’eux mêmes sans faire d’overdose. Si, encore, il vous reste un cerveau.

Une atmosphère très sympathique vous accueillera à votre entrée et se gravera dans votre mémoire que les professeurs ont développée. Comme tout collège à peu près normal, les Hautes Rayes possède un CDI !! C’est ici que s’entreposent maints livres et BD si appréciés des élèves. En pénétrant dans le hall, vous observerez la cour et son préau, jusqu’à la butte (où il est interdit de monter).

Enfin bref, si vous tenez à vos cellules grises, n’hésitez pas, foncez au Collège des Hautes Rayes !

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Portraits de l’Auteur au Travail

lundi 19 novembre 2007

Demain, les élèves du Bois d’Aulne vont rencontrer pour la première fois l’auteure qui anime l’atelier d’écriture – et cette petite chronique en ligne (moi, donc) !

Peut-être n’ont-ils jamais croisé le chemin d’un écrivain… ailleurs que dans les livres eux-mêmes ? Comment l’imaginent-ils ?

Amélina : Un écrivain est un homme paisible et solitaire qui a de la barbe, des cheveux grisonnants et des lunettes. Il habite une petite maison isolée dans un joli endroit ; une habitation très sombre, où il écrit uniquement le soir. Il n’y a pas d’électricité. C’est à la bougie qu’il écrit en utilisant une plume et un vieil encrier offert par son grand-père pour ses dix ans.

Roxane : Pour moi, un écrivain est une personne qui déborde d’imagination, qui travaille en plein air (à la campagne ou à la mer) où il peut écrire sur son bureau, quand il fait sombre. Physiquement, je peux l’imaginer avec des lunettes rondes, sur le bout du nez, avec des cheveux blancs et frisés. Je l’imagine soit comme ça, soit comme une personne de tous les jours que l’on voit dans la rue.

Adnan : Un écrivain est un auteur littéraire dont les textes sont publiés par une maison d’édition. Il raconte des histoires dans un livre, un magazine ou une revue pour qu’elles soient lues. Ses textes sont protégés par un droit d’auteur.

Alexandre : Pour moi, un écrivain est un inventeur de poèmes, de récits et il écrit des livres. Il écrit sur une feuille ou sur son ordinateur sur son bureau devant sa fenêtre. Sa maison est souvent située au calme pour qu’il puisse se concentrer. Pour moi, un écrivain est un amoureux de la nature. L’écrivain pense, réfléchit. L’écrivain a souvent de l’imagination. Il crée des personnages à qui il arrive des aventures. C’est un créateur d’univers comme par exemple, les romans policiers, les contes, les histoires de science-fiction et les récits sentimentaux.

Allison : Un écrivain est un monsieur avec une moustache grise, très lisse. Un écrivain est toujours dehors ; la plupart du temps, il est dans un parc ; pour lui, ce jardin public, c’est un petit coin de paradis. Quand il est chez lui, il invente de petites histoires et il les lit à son chat. Dehors, ou chez lui, un écrivain ne s’ennuie jamais !

Bien vu, Allison : c’est vrai, je ne sais pas ce qu'est l'ennui !

Et pour demain, c’est promis, je lisse ma moustache, enfile mes lunettes rondes, coiffe mes cheveux blancs et bouclés, range ma plume et mon vieil encrier, souffle ma bougie et…

@ tout bientôt !

 

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Une Avalanche de Courrier !

mardi 27 novembre 2007

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Illustration signée D.B. (4ème6 – Collège Montaigne

 

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23.11.2007

Chronique d'un atelier (3)

Hier, avec la seconde classe participant à mon atelier d'écriture autour de la correspondance, nous avons parlé de Soliman le Pacifique. D'abord, les élèves m'avaient préparé une surprise : une lettre en ma faveur, adressée au directeur d'un très célèbre musée parisien. (Bientôt en ligne sur Correspondance & Cie, promis !) Puis certains ont lu les passages de mon roman qu'ils avaient péférés - dont une citation de Voltaire sur la tolérance - et argumenté leur choix. Enfin sont venues les questions : "Pourquoi avez-vous choisi ce sujet ?" "Combien de temps cela vous prend-il d'écrire un roman ?" "Qu'est-ce qui vous a donné le déclic pour vous lancer dans l'écriture ?" ou "Pourquoi Soliman est-il si proche de sa grand-mère Yaya ?"
Plusieurs élèves ayant lu mes deux romans, j'ai pu établir des "correspondances" entre eux. Mais l'une d'elle, essentielle, a été mise à jour par une jeune fille qui m'a demandé pourquoi, dans mes livres, ceux qui écrivent s'adressent toujours à ceux qui ne sont plus, mort ou disparue (Chéri et Paloma) - une belle question que l'on ne m'avait jamais posée jusqu'alors et qui, pour moi, répond très largement à celle-ci : "À quoi bon rencontrer ses lecteurs ?"
 
Pour finir, eux aussi - pas de jaloux ! - ont reçu du courrier.
 
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Dedans les attendait un petit défi littéraire à relever - question de plume et de liberté... Que l'inspiration fasse pousser des ailes à leurs stylos !
 

20.11.2007

Chronique d'un atelier (2)

Ce matin, pour la première fois, j'ai rencontré la classe de 5ème avec laquelle je vais travailler en atelier toute l'année. Ils avaient lu Lettres à une disparue et tous préparé quelque chose : une maquette et des illustrations de certaines scènes ou du décor du roman, une bande dessinée, des panneaux présentant l'Argentine ou expliquant ce qu'est une dictature... Et, plus fort encore, ils se sont tous exprimé à voix haute. Pour se présenter d'abord, puis pour exprimer ce qui, dans le livre, leur avait plu ou pas - certains sont rebutés par la forme épistolaire et d'autres au contraire l'apprécient particulièrement. Ils ont confié aussi que certaines choses évoquées les avaient choqués : la torture et la répression. Enfin, deux jeunes filles ont choisi la lettre qui les avaient le plus touchées et nous en ont fait la lecture... un moment rare.
 
De mon côté, j'ai répondu à leurs questions sur le métier d'écrire en général et ce roman-là en particulier. Puis je leur ai présenté l'atelier qui va nous réunir tout le long de l'année autour de la correspondance. Et pour stimuler leur curiosité - leur créativité aussi - j'ai sorti ceci de ma besace de factrice...
 
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Dedans se cache une petite énigme littéraire à résoudre au sujet de Lettres à une disparue... Bonne enquête à eux ! (Pour suivre nos aventures de plus près, cliquez sur Correspondance & Cie, sous Un atelier d'écriture, en haut de la colonne de gauche.)
 

15.11.2007

Chronique d'un atelier

Amusez-vous, écrivez, créez… Exprimez-vous !

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Ce petit montage éphémère en guise d'invitation à participer sans complexe à l'atelier d'écriture « autour de la correspondance » (monomaniaque, moi ? pensez-vous !) que j'anime cette année auprès d'élèves des trois collèges de ma ville. Pour en savoir plus et lire les premiers textes de ces tout jeunes auteurs, cliquez ici !
 

Amusez-vous, lisez, riez… Régalez-vous !

 

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31.10.2007

Correspondance & Cie (épisode 1, octobre 2007)

[Contenu sauvegardé du blog « Le Courrier d'Honorine » (fermé depuis) ayant accompagné les élèves de l'atelier tout au long d'une année très créative.]

 

Mot d'accueil

Nous sommes une classe de 5ème, une classe de 4ème et un groupe d'élèves volontaires de trois collèges de la ville de Conflans-Ste-Honorine (78) et nous participons, cette année, à un atelier d'écriture "autour de la correspondance" animé par l'auteure Véronique Massenot et la comédienne Claire Galeyrand. Vous trouverez ici la chronique de nos séances d'écriture, enrichie de nos textes et illustrations - ainsi qu'une bibliographie (et une filmographie) non exhaustive(s), que vous êtes invités à enrichir éventuellement, via les commentaires. Merci, bonne visite... et bonne lecture !

 

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Carte Postale de Bienvenue !

lundi 1er octobre 2007

 

Timbre de Conflans

Chers lecteurs,

passagers du hasard ou pas, nous vous souhaitons la bienvenue sur ces lignes – bientôt régulières ! Notre projet d’atelier d’écriture prendra son envol dans quelques semaines. Sur notre feuille de route : l’exploration tous azimuts de la correspondance (intime, imaginaire, ludique…) en compagnie de deux classes (une 5ème et une 4ème) et du « club écriture » des trois collèges de notre ville, Conflans-Ste-Honorine. Aux commandes : un équipage composé de trois documentalistes, trois professeurs de Lettres, un auteur et une comédienne… @ suivre !

 

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Une Lettre du Bois d’Aulne

lundi 22 octobre 2007

 

Les élèves de 5ème6 présentent leur collège.

« Le collège du Bois d’Aulne se situe à côté de la place de la Liberté, tout près du stade Claude Fichot à Conflans-Sainte-Honorine, en France. Il est proche d’une forêt qui commence de l’autre côté de la Seine.

Ce collège est un grand établissement qui accueille 640 élèves. Le collège possède un terrain de foot et de rugby et une piste de course ainsi qu’un grand gymnase. Nous pouvons pratiquer le hand-ball, le badminton, la danse, la gym et le basket.

De l’extérieur, le collège est orangé. À l’intérieur, les couleurs les plus utilisées sont le blanc, le bleu et le rose. Dans presque toutes les salles, le sol est recouvert de moquette et le plafond est blanc. Le collège abrite 40 salles sur 2 niveaux, une cantine, une cour de récréation avec cinq tables de ping-pong et un grand forum.

Plus de 100 adultes y travaillent – professeurs, cuisiniers, infirmière… Il y a 36 classes : 7 sixièmes, 6 cinquièmes, 6 quatrièmes et 7 troisièmes. Chaque classe a au moins huit professeurs différents. Dès la 6ème, les élèves peuvent étudier l’anglais et l’allemand. En 5ème, les options latin et portugais sont possibles. En 4ème, l’option espagnole est proposée. La physique-chimie commence en 5ème. »

 

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Invitation à la Création

lundi 22 octobre 2007

Amusez-vous, écrivez, créez… Exprimez-vous !

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PS : Ce montage éphémère a été réalisé à partir des petites choses que je découpe ici et là en préparant notre première séance. Bientôt, ce sera donc à vous, chers collégiens, chers professeurs, de jouer… avec !

 

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Conflans-Ste-Honorine {enveloppe}

jeudi 25 octobre 2007

 

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(réalisation d'une élève de 4ème, collège Montaigne)

 

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Trois Lettres, Un Manifeste !

vendredi 26 octobre 2007

 

Les élèves de 4ème6 du Collège Montaigne ont bien reçu l’invitation ! Ils s’adressent à l’auteure…

Toi V. Massenot, l’Ecrivain,

Nous t’enverrons des lettres qui embrassent la vie, qui enivrent, des lettres qui sont enfantines, évasives, explosives ou des lettres d’exclamation !

Des lettres aimables, amusantes, des lettres d’amies ou des lettres ardentes. Des lettres qui grognent, qui claquent, qui effraient, qui croquent, des lettres qui crient, qui griffent.

Nous t’enverrons des lettres gentilles, bienveillantes, aimantes. Des lettres que l’on apprécie ou des lettres de confidences.

Des lettres qui embrassent et qui embrasent, des lettres qui aident et qui aiment, des lettres qui coulent et qui saoulent, des lettres qui craignent et qui saignent, des lettres qui se fâchent et qui se cachent.

Des lettres sarcastiques, cyniques, serviables, des lettres de souvenirs sismiques, des lettres qui soufflent, sordides, des lettres de sorcellerie, des lettres de Spider-Cochon.

Nous t’enverrons des lettres vivifiantes, vaseuses, visqueuses, vaniteuses et vantardes, des lettres virevoltantes. . . nous t’enverrons des lettres vibrantes, volcaniques et des lettres qui varieront.

Des lettres qui flottent dans le néant, dans l’espace intergalactique, des lettres de farce- et- attrape, des lettres qui nous feront fondre en larmes, des lettres farfelues, des lettres feignantes, remplies de fariboles. Nous t’enverrons des lettres fantastiques, fourbes, foudroyantes, fines ou des lettres un peu folles.

Des lettres remplies de bêtises, pleines de beauté, des lettres de bal, parsemées de barrières.

Des lettres pastelles ou parmes, des lettres que l’on préfère à d’autres, des lettres poétiques, pétrifiantes, qui nous parle de choses dont on a peur. Nous t’enverrons des lettres merveilleuses, magnifiques, des lettres qui mordent, des lettres marrantes où peut-être des lettres qui te laisseront de marbre. . .

Nous vous enverrons des lettres qui vous amuseront, qui vous bouleverseront, qui vous crisperont, qui vous décriront la beauté, qui vous épouvanteront, qui vous fascineront, qui grandiront au fil du temps, qui vous horrifieront, qui vous impressionneront.

Mais nous vous enverrons aussi des lettres joyeuses, des lettres cacophoniques, des lettres langoureuses, des lettres émouvantes, des lettres opérationnelles, des lettres parfaites. Nous vous enverrons des lettres rageuses, des lettres qui s‘engluent et s’engouffrent sous la langue.

Des lettres tranchantes, humoristiques, valeureuses, wagonbondes, qui épuiseront vos envies, vous hypnotiseront, et dézingueront vos horizons.

Comme tu vas nous apprendre à écrire des lettres, nous t’en écrirons…

Des qui rendent aimable, qui parlent de bonheur.

Des qui nous caractérisent, qui dominent notre quotidien ou qui nous emportent dans des rêves.

D’autres seront farfelues, généreuses, humoristiques, irréelles ou jolies.

Nous t’en écrirons aussi qui chorégraphieront notre vie, qui lambineront toute la journée, qui monopoliseront nos pensées, ou nous feront négliger nos soucis.

Avec ton aide, nous en ferons peut-être qui nous opposerons, qui nous rendrons paresseux, ou qui révèleront nos qualités.

Elles raconteront des histoires… sympathiques.

De plus, nous aimerions en écrire des terrifiantes, d’autres qui nous rendront uniques, qui nous emporteront dans des mondes virtuels, des western, et qui nous fixeront dans un autre univers. D’autres encore nous ferons sortir les yeux de la tête et pourquoi pas des lettres zinzins.

 

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Faire-part de Naissance

vendredi 26 octobre 2007

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Voir ci-dessous ! Comme tout nouveau-né, celle-ci est appelée à grandir…

 

Bibliographie

Notre bibliographie est en cours de constitution… et le sera toujours sans doute ! Imaginez une grande malle ouverte, remplie de livres comme autant de trésors, en vrac : romans épistolaires, recueils de vrais échanges, livres illustrés consacrés à l’art postal ou à l’histoire de la correspondance… Elle est loin d’être exhaustive et toute suggestion est la bienvenue ! @ suivre…


Romans exclusivement épistolaires

  • Aurélien Malte, Jean-François Chabas, Le Livre de Poche Jeunesse.
  • Lettres à une disparue, Véronique Massenot, Le Livre de Poche Jeunesse.
  • Inconnu à cette adresse, Kressmann Taylor, Le Livre de Poche Jeunesse.
  • Lettres de l’intérieur, John Marsden, L’école des loisirs.
  • Ta Lou qui t’aime, Elisabeth Brami, Seuil Jeunesse.
  • Ma Lou adorée, Elisabeth Brami, Seuil Jeunesse.
  • Lou pour toujours, Elisabeth Brami, Seuil Jeunesse.
  • De S@cha à M@cha, Yaël Hassan et Rachel Hausfater-Douïeb, Flammarion.
  • Enquête par correspondance, Ann Rocard, Grasset Jeunesse.
  • Lettres secrètes, Marie-Hélène Delval, Flammarion.


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Romans où la correspondance est reine

  • La marraine de guerre, Catherine Cuenca, Le Livre de Poche Jeunesse.
  • Une bouteille dans la mer de Gaza, Valérie Zenatti, L’école des loisirs.
  • Parfum de meurtre, Sarah K, Rageot.
  • Le fusil de chasse, Yasushi Inoué, Le Livre de Poche.


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Recueil de correspondances véritables

  • Si tu veux être mon amie, Galit Fink et Mervet Akram Sha’ban, Folio Junior.
  • L’enfant d’Hiroshima, Isoko et Ishirô Hatano, Folio Junior.
  • 84, Charing Cross Road, Helene Hanff, Autrement.
  • Lettres à un jeune poète, Rainer Maria Rilke, Mille et une Nuits.


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Albums et Beaux livres

  • Mail Art – Art postal Art posté, Renaud Siegman, Editions Alternatives.
  • Le Sévigné, Collectif, Mango Jeunesse.
  • Revue 9 de Coeur, Art postal et correspondance, Seuil Jeunesse.
  • L’Art Postal Futuriste, Giovanni Lista, Jean-Michel Place.
  • L’Horizon Bleu, Dorothée Piatek et Yann Hamonic, Petit à Petit.

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